dimanche 11 mars 2018

Mars ... et ça repart !


Bon. Je crains que ce ne soit pas le meilleur titre que j'ai imaginé sur ce blog. D'ailleurs, il est fortement inspiré de mon "maître à billets". De l'article de mars 2017, qu'IRONBIPBIP m'offrit lundi soir en prenant des nouvelles du blog. 

C'est vrai que cela fait bien longtemps que je n'ai pas écrit. Les premiers mois se ressemblent d'une année à l'autre. A tel point que l'on pourrait aisément recycler nos articles ! Le soleil manque ; pas la pluie. La motivation manque ; pas les prétextes à rester chez soi. Les sensations manquent ... mais pas l'assiduité. 

Car le coureur de long est ainsi fait, qu'il possède cette carapace permettant de nager rouler et courir malgré la pluie et l'absence de jambes. Oui, des jambes aussi en natation, car je ne désespère pas de corriger ce point (très) faible. Oui, car je sais que cet état est temporaire. Oui, car j'ai cette chance que d'autres n'ont pas : je n'ai aucune blessure.

Car le coureur de long a un carnet d'entraînement qui lui permet "d'objectiver le subjectif".

Avouez qu'elle claque bien cette expression, non ? Je l'utilise assez souvent en contexte professionnel et elle s'applique bien ici. Face au ressentiment et au doute, rien de plus efficace que des chiffres et du concret.



Me voilà donc achevant une belle semaine de plus de sept heures. 2 séances de chaque discipline et le retour de routines de musculation : pompes et abdos sont indispensables au sportif ... et appréciés par sa chérie.

Au delà du volume, c'est aussi des séances clefs. Le retour des 120 longueurs de natation (3 kilomètres) et du vélo de route. Et pour m'accompagner près de 3 heures ce matin : de beaux rayons de soleil et Xavier affûté comme jamais. Un autre homme. Et pour cause : son premier ironman se profile dans 12 semaines.

Bref quel pied ! Et cette confirmation : "Mars, et ça repart".

Et si vous ne croyez toujours pas à la véracité de cet adage, visionnez cette belle victoire du XV de France lors du crunch de samedi. On en avait les larmes aux yeux. Je suppose que Martin aussi, mais pour une autre raison ...


dimanche 11 février 2018

Besoin de lumière (2ème partie)


Tandis que ma chair exprimait douloureusement son manque de lumière, les éléments l'entendirent. 

Car, si l'activité des garagistes apprécie les épisodes neigeux, il en fut autant pour la mienne. Quel plaisir que de retrouver ce "contact avec Dame Nature, dès que l'aurore darde ses rayons d'argent à travers les écharpes de brume".

Pour ceux qui auraient reconnu cette citation, et les autres, je vous partage ce lien. Pour ceux qui sont pressés, elle se trouve après une minute de vidéo. Pour les autres, régalez vous de l'ensemble de cet excellent sketch de mon groupe d'humoristes préféré !

Pour tous, cette photo et la musique, qui m'accompagne. Pour les amoureux de la nature, je vous suggère de la prendre à partir de 21:50. Avec un avertissement personnel : "Yves, si tu n'accroches pas à çà ; lorsque j'irai bénéficier des attraits de ton gîte, ce sera avec mon walkman et mes cassettes !"




Pour tous, profitez bien de ce concert au coin du feu ou de ce que vous voudrez. "Putain*, Fred !". Ça fait bientôt 17 ans que je ne me lasse pas de ce concert, et encore moins du groupe. Dans ce blog, j'évoque souvent les copains qui m'ont mis au tri et ceux qui m'y accompagnent. Profitons de ce paragraphe pour te remercier de "ce qu'il y a eu avant". Si les exploits des sportifs inspirent leurs disciples ; cette vidéo a considérablement nourri ma vision du jeu en groupe ... Oui, encore, toujours : ce besoin de vivre des projets communs !

Ce matin, je suis passé par ce même chemin. Il n'y avait plus de neige et, par conséquent, moins de lumière du soleil. Mais j'y trouvais la présence enthousiaste de Xavier. C'était chouette de partager avec lui cette première expérience de l'Ironman, lui souhaitant autant de bonheur.

Car finalement ;  cette lumière : à quoi bon l'attendre si on peut la produire ensemble ?


Loulou




-------

* J'assume totalement cette interjection ; marquant la force de l'interpellation et l'excellent style littéraire d'Hervé Darques. Je chambre, mais sa trilogie accompagne formidablement bien les longues soirées d'hiver.





lundi 5 février 2018

Besoin de Lumière (1ère partie)

Besoin de lumière en cette période durant laquelle Rouen a battu ses records de pluviométrie et de manque d’ensoleillement.

Besoin de lumière et de vitamine D. La fatigue est omniprésente. Cela fait deux dimanches que je ne mets pas de réveil pour aller faire de vélo avec les copains. Je parviens à faire ma séance dominicale de sport, mais plus tardivement. Surtout, je déclare forfait pour notre traditionnelle nuit du SuperBowl avec JC.

Besoin de lumières ; celles de Romaric, pour progresser en natation. Ma tête sait ce qu’il faut faire, mais cela reste obscur pour mes jambes.

Besoin de lumière dans cette séance de home-trainer, dont l’intensité m’a fait fermer les yeux à maintes reprises.

Besoin de lumières … mais j’en ai eues. 

J’ai eu cette chance de retrouver Nicolas, dimanche. Pas mon compère de VTT (entre autres !), mais ce runner que je n’avais pas revu depuis près d’un an. J’espère que l’article vous rafraichira la mémoire, comme nos échanges furent revigorants. Lui aussi, a atteint son objectif de bien belle manière et s’en fixe un nouveau. Lui aussi, me disait combien il avait apprécié les derniers kilomètres de son premier ultra-trail.

Besoin de « la Lumière du Long ». De ces ultimes foulées ; immenses et indescriptibles. Peut-être aussi mystiques ; mais, surtout, cathartiques. Combien de moments difficiles a-t-on vécu dans nos vies professionnelles et personnelles ? Et toujours ces éclaircies. Ces rayons de soleils qui parviennent à transpercer les feuillages et réchauffer le corps comme le cœur. Et toujours cette ultime éclaircie. Cet immense éclat lors de l’accomplissement final ! On oublie alors tout. La difficulté faisait partie du chemin et ne fait que renforcer la saveur (comme la valeur) de la destination.

« After winter comes the summer », chantait Jérémy sur le stade de Thérouldeville*. « Light in the Dark », scande Revolution Saints sur son dernier album : Musique !

 

 

---------

* Ne cherchez pas ce village, typiquement cauchois, sur une carte de France. Il est bien trop petit. Bien plus petit que cet immense souvenir avec les copains des DECIBEL !

PS : ce dimanche midi, nous fêtions nos 20 ans de rencontre avec ma chérie et les fruits de celle-ci : lights in the dark !

mercredi 10 janvier 2018

Bonnes résolutions



Difficile d'échapper à cet exercice annuel, comme au nez et à l'attaque de certains breuvages de saison.

Autant commencer par le plus simple alors. Familialement, c'est "juste le top" comme disent les hispters. On s'est donc souhaité de ne rien changer avec mes chéries. "Juste" poursuivre. 

A l'inverse, sportivement, cela semblait plus compliqué que l'année dernière. Début 2017, je n'avais qu'une envie et qu'une seule certitude : terminer mon premier ironman ! Navré de me répéter d'un billet à l'autre ...

Quelle émulation en 2018 ? Quelles motivations trouver alors ? De belles compétitions comme autant de prétextes à retrouver les copains ! Avec JC, pour la Triskel Race, comme on l'a évoqué. David et Quenotte, une évidence ! Xavier, en route pour son premier ironman. Nicolas et Alex, qu'on aimerait initier aux joies du triple effort. Cela démontrera, si besoin est, que je ne suis pas rancunier et ne lui tient pas rigueur de notre séance de vélo. Le sport pour les copains ... j'ai encore l'impression de me répéter d'un billet à l'autre ...

M'améliorer aussi. J'avoue avoir été vexé par mon temps en natation à Vichy. Certes, cette épreuve ne représente qu'une petite partie de la distance mythique : 3,8 des 226 km ; 1h30 sur mes 13 heures d'efforts. Mais j'y ai passé un quart d'heure de trop. Ce n'était pas grave pour cette première édition, dans laquelle je n'avais pas de prétention chronométrique. Cela pourrait devenir gênant pour le deuxième ironman, que je souhaite réaliser dans la perspective de m'améliorer. Tiens ... là encore, j'ai l'impression de me répéter d'un bout à l'autre de ce paragraphe ...

J'avais donc mis l'accent dès le dernier trimestre 2017 sur la discipline natatoire. Je viens de réaliser ma première leçon avec Romaric, vice-champion de triathlon de Canteleu de son état. Pour mémoire, le titre s'est joué sur la fin du triathlon de Pont-Audemer.

Pas rancunier non plus, Romaric a commencé par me livrer son diagnostic. Ce n'est pas aussi catastrophique que le Sergent Chaudard, même si au niveau du battement de jambes, il y a des similitudes. Pendant que vous vous régalerez en visionnant cet extrait, je m'en remémore les enseignements : entrée dans l'eau godillée, comme le retour aérien, pas assez relâché ; appuis corrects parce que j'y ai bossé ; manque de gainage (je pivote),  poussée à poursuivre ... et alors, ces battements de jambe !

Après 10 ans de pratique, j'ai pris des défauts. Je sais qu'il me sera difficile de les gommer et d'accepter de nager moins vite quelques temps. Mais c'est le prix à payer. Les progrès de Martin dans la discipline m'encouragent. Nul besoin de me rendre sur Dagobah, pour comprendre que je "dois désapprendre". Là, je ne me répète pas, mais je plagie allègrement un bonhomme vert. Pas celui de Cetelem : celui qui enrichit !

Surtout, il va falloir patienter. Comme je dois patienter pour retrouver progressivement foulée, sensation et abnégation en course à pieds. L'effet miroir, tendant à nous faire comparer nos performances d'une année et d'un parcours à l'autre, peut être redoutable.

Mais j'y suis prêt ! # Résolution # guerrierunjourguerriertoujours !


Dernière résolution, plus anecdotique : être solidaire de Jacques BRUNEL, nouveau sélectionneur de l'équipe de France de rugby. Je vous en révélerai la manière prochainement, pour ceux qui n'auront pas deviné ...