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mardi 18 février 2025

Coaching

 


En recevant ce message de Christophe, alias Mon Poulain, je me suis interrogé : y- a-t-il des liens entre le coaching sportif et l'accompagnement de collectifs d'entrepreneurs (mon métier) ? 🚴‍♂️


Quand je décompose ma méthodologie, j'en trouve quelques-uns :


1️⃣ Partir de l'objectif de l'autre

* Il faut avouer qu'il faut être un peu tordu pour s'engager sur de telles distances : que recherchent ces fous de vélo ? 😱

* Je démarre souvent mes interventions, en demandant aux participants de répondre à cette question : "à l'issue de cette matinée, je serai content si ..." 🙄


2️⃣ Déterminer quelles sont ses capacités mobilisables

* Le temps, les créneaux d'entraînement du sportif et sa vie pro/perso 👨‍👩‍👧‍👦

* Les disponibilités des dirigeants. En repartant de la réunion (s'ils n'ont pas du prendre un appel en cours), ils retrouveront la vraie vie aussi. On l'oublie trop souvent, ils ne viennent pas pour le plaisir de coller des post-it 🟨🟥🟩 😂


3️⃣ Identifier ses leviers

* Je ne parle pas de la motivation (vue en 1️⃣) ; mais de la manière dont son interlocuteur aime faire les choses

* La mobilisation des muscles profonds est essentielle en sport. Certains vont pousser de la fonte ; d'autres préfèrent réaliser des exercices de Pilate. L'essentiel, c'est de s'exercer. 💪

* Cocooner ses interlocuteurs. Souhaitent-ils davantage décompresser ou s'élever intellectuellement ? Sont-ils, plutôt du soir ou du matin ? Préfèrent-ils le format 10-14h ? Spoil : ne soyez jamais à court de café 🍵 !


4️⃣ Les besoins sont évalués. A ce moment seulement, il est temps de

* Prendre la posture d'expert (sportif ou professionnel) 📚

* Adapter sa méthode d'accompagnement 🙏


5️⃣ Mesurer et corriger avec eux, tout au long de l'accompagnement 🛣


▶ En conclusion et à la base de tout cela : "on n'intervient jamais pour briller, mais pour emmener" 😇

lundi 5 février 2024

Point de rupture et point de réflexion




En ouverture du Tournoi des Six Nations ; notre XV de France a subi une lourde défaite face aux Irlandais.

De mon canapé, j’ai jugé : “défaillance mentale”. Mais cette déperdition pose une bonne question pour nous ; sportifs d’ultra-distance :

"Que faire quand ça ne se (re)passera pas bien ?"


Car, c’est inéluctable : on va le prendre une fois, deux fois, trois fois : le point de rupture, alias LE MUR.

Ce qui fait la saveur de l’ultra : le goût de la satisfaction de la réussite ou l’amertume de la contre-performance, voire de l’abandon.


Quand on y fait fasse, les injonctions motivationnelles de type "on lâche rien", ne suffisent plus. Pas même les encouragements de ces enfants tendant cette pancarte, tant attendue sur le bord de la route d’un Ironman : “tap for power boost 🍄” 

 

Cela dépasse un autre outil intéressant pourtant : le WIN  (What is Important Now?). Car si tu es comme moi, tu n’as plus la force de switcher … et t’es nul en anglais !

 

C'est plus profond.

 

C'est sans doute dans la Mission qu'on s'est fixé en s'engageant et les moyens à se donner pour la poursuivre, au delà des chiffres, au delà du score.

Peut-être dans ce slogan de Pierre DAVID, fondateur de l'Académie de la Performance :

"L'important n'est pas ce que tu fais, mais qui tu deviens"


A quatorze contre les Irlandais, la victoire est quasi-impossible. Après une fringale ou dans l’incapacité de manger après 10h de course, le chrono et tes concurrents s’éloignent autant.


Et alors ?


Demain se construit aujourd’hui. Quelque soit le résultat (victoire-défaite ; finir dans un Top 10-20-100 ou avec les inconnus), ce que ton esprit et ton corps retiendront, c’est comment tu as fait face. Comment la confrontation à ce point de rupture, accélère leur progression vers celui que tu veux être.


Qui deviens-tu ?


C'est alors que tout fait sens. C'est alors que la verbalisation de ce WIN t'apparaîtra clairement. C'est alors que les outils de PNL (programmation neurolinguistique) ne seront plus des gadgets. Un geste, une musique : quelle puissance ! Mais jamais autant que mes leviers affectifs qui me supportent, me portent et me transportent !


That's "the Turning point", comme titre de Toto.

A chacun sa visée. 

Pour moi, être le modèle paternel qui donne son maximum, quelque soit son passé et ce qui lui fait face. 


Et pour vous ?


Et pour eux  ?


Allez la France !!!!!!


IronLoulou





mardi 16 janvier 2024

La difficulté fait partie du défi

Hier soir, Pierre-Yves me contactes. Il vient "vient d'exploser en vol" sur un training.


Je m'empresse de lui répondre.


C'est bien encourageant tout ça.(...) Une nouvelle limite, que tu vas dépasser.

C'est le principe de l'entraînement : du stress pour progresser. Si c'est trop facile, tu stagnes. Comme dans la vie scolaire. Je digresses en songeant à ma dernière discussion avec Victoire sur Sciences Po : pas si évident, une fois qu'on y est entré.

Selon moi, et plus probablement la théorie de Tim Noakes, tu as "explosé" car tu as été surpris. Ton cerveau, alias le Gouverneur Central, as sécurisé en stoppant.

Retournes-y une fois, deux fois, trois fois, avec le sérieux et la concentration, qui te caractérisent. Ça finira par passer. Le Gouverneur Central acceptera.

C'est toujours plaisant de franchir des paliers, à force de travail. Perso, j'adore me fixer des challenges.

Qui aurait imaginer que je m'alignerai sur une des classiques les plus difficiles ? J'en chie. C'est dur de m'adapter à un autre effort (plus lissé). J'en chierai.

Mais en franchissant la finish line, je me retournerai en pensant à ce que j'ai fait. Ce qui n'appartient qu'à moi. Puis, je regarderai devant, en me demandant quand j'y retournerai.

Je t'en souhaite autant. Et suis certain, que tu profiteras de ce plaisir.

La difficulté fait partie du défi. Mieux, c'est elle qui lui donne cette saveur si singulière et personnelle.

ENJOY my Friend !


En écrivant ces lignes, elle revient.

Elle revient ...

cette putain d'envie de (re)trouver ce goût de la force et de la réussite d'une course aboutie, de la préparation à la réalisation

En 2021, j'avais bien préparé l'Ironman du Gelreman. Pas réalisé au point de 2019, à Copenhague.
Réussir sur les deux points en 2024, sur un vélo ?


IronLoulou

vendredi 5 janvier 2024

Le Stref



Une seule phrase dans ce chef d'œuvre d'Alain DAMASIO.

Une seule phrase, rendant cet auteur émérite de SF, un coach mental prometteur.

Une seule phrase, pouvant résumer mon approche du sport.


Je ne suis pas le meilleur. Et cela me plait ; car m'invite à m'accrocher lors de mes entraînements, avec David T, imperturbable devant moi.

Je ne suis pas le meilleur. Et cela me plait ; car m'invite à m'auto-coacher : trouver les leviers, programmations et exercices les plus adaptés pour progresser.

Je ne suis pas le meilleur. Et cela me plait ; car m'invite à m'aligner sur des épreuves difficiles.

Je ne suis pas le meilleur. Et cela me plait ; car m'invite à trouver un nouveau challenge. Cette fois : le format de 257 km de Tour des Flandres, qu'empruntera l'élite mondiale le lendemain. Avec David T. 

Je ne suis pas le meilleur. Et cela me plait ; car je ne suis jamais seul.


IronLoulou


lundi 20 novembre 2023

Ta Performance


Je les ai longtemps détestés, ces bien nés. Ces quarterbacks du lycée. 

Pourquoi ce qui leur semblait si facile, m'était inaccessible ? Le sport, les études et les filles. Encore ce matin, Jo courrait un marathon en à peine plus de trois heures, malgré un vent d'une force inversement proportionnelle à son temps de préparation : à peine un mois ! A 20 ans, en m'entraînant pendant 20 semaines, à raison de 20h hebdo, je ne pouvais espérer un tel chrono. C'est sportivement impressionnant. Amicalement énervant. Déjà au lycée, il collectionnait les éloges des profs et les conquêtes. Amicalement énervant. Très énervant !


Alors ? Pourquoi tant de haine ? 


Parce que les cadors nous renvoient à notre propre finitude. Dame Nature ne nous a pas dotés de la même manière. Quand on évoque les standards de VMA ou de PMA (Vitesse ou Puissance Maximale Aérobie), je suis bien loin de celle des champions. A 60 pulsations par minutes, ma fréquence cardiaque au repos reste au-delà des 35-40 des sportifs d'endurance. En déménageant mes parents, je retrouvais une radio, indiquant une anomalie sur une vertèbre dorso-lombaire ; et mon père, avec cette insuffisance veineuse qu'il nous a léguée. Je l'ai déjà écrit, je ne savais pas sauter à pieds joints en maternelle ; laissant augurer des "troubles psychomoteurs". Mon institutrice aurait bien pu faire valoir son expertise scientifique à la télé, si BFM avait existé ... Quant à mon gabarit, il ne me permet pas de jouer pivot en NBA ! Ainsi, "Les fées soient disant magiques [auraient] loupé [mon] berceau".


Alors quoi ? Je laisse la performance à ceux qui peuvent y prétendre ? 

Alors quoi ? Je ne peux être fier de ce que je vise et de ce que j'ai réalisé ?

Non ! Pas besoin d'être un cador pour performer et kiffer le sport.


D'abord, je ne connais pas d'ami, qui ait décroché de breloque significative ; à l'exception de Dimitri. Encore bravo pour ce titre de champion d'Europe. Je t'ai vu barbotter dans une eau à 16 degré, sans combi, il y a une douzaine d'années. Je t'ai vu blessé. Mais, je ne t'ai jamais vu douter du soutien de ton père. Et je te remercie à nouveau du tien à Copenhague

Même Jo et un Sub 3 ne seraient pas qualifiés pour les France. Alors que cherches tu aussi ? Ce matin, j'interrogeais David T. à ce sujet, avant qu'il ne me fasse exploser à vélo.

- Je ne vise pas le Tour des Flandres pour une "performance" ; juste pour finir.
- Non, David : il y a bien plus que cela. Qu'est-ce que tu vas chercher là-bas ?


S'engage alors un de ces échanges que j'aime, sur nos recherches et défis personnels. Car, il s'agit bien de cela : la performance n'est pas le monopole des champions. Elle à soi !

A chacun de se fixer un objectif et de mettre en œuvre les moyens pour y parvenir.
A chacun de s'entraîner avec assiduité.
A chacun sa victoire : relever et remporter son défi face à lui-même


Benjamin réalisant son premier 10 kilomètres, faisant fi de la nicotine. Christophe, finisher de la Gravel Of Legend, malgré un malaise vagal. Pierre-Yves s'entraînant scrupuleusement pour réaliser l'Etape du Tour, sédentaire depuis qu'on se connaît. Chacun son défi. Chacun ses raisons de s'y engager et les leviers pour en sortir vainqueur. Le coach n'en connait qu'une partie, qu'il sera ravi d'avoir partagé, et d'utiliser comme terreau pour la future performance. 


Elle est là, la performance. Dans ces trois points personnels, davantage que dans les 4 chiffres d'un chrono universel.

Elle est là, la performance. Dans cette maxime, que je fais mienne : "Je ne choisis pas d'où je pars ; je choisis où et comment je vais." 

Une variante du -  "Je ne choisis pas ce qui m'arrive ; je choisis ce que j'en fais" - bien utile en ultra.

Il y aura des moments maudits
Oui, mais chaque victoire ne sera que la tienneEt toi seule en sauras le prix


Rendons à Jean-Jacques, ce qui appartient à Jean-Jacques. Sa chanson synthétise des éléments, dont je voulais vous faire part depuis longtemps.

Jean-Jacques, pour nos plus grands fous rires avec Séb et David. Jean-Jacques, pour de bons moments de partages avec mon Petit Frère.

Jean-Jacques, pour une seconde chanson francophone dans mes Ironsongs. La première ayant été suggérée par Quenotte, pour que je "cours vite".



(Ta) Performance
Ta force, ta dissonanceFaudra remplacer tous les "pas de chance" par de l'intelligence(Ta) Performance, pas le choix(Ta) PerformanceTa source, ta dissidenceToujours prouver deux fois plus que les autres assoupis d'évidenceTa puissance naîtra là
(Ta) PerformanceLe cadeau de ta naissanceY a tant d'envies, tant de rêves qui naissent d'une vraie souffranceQui te lance et te soutient(Ta) PerformanceTon appétit, ton essenceLa blessure où tu viendras puiser la force et l'impertinenceQui t'avance un peu plus loin
(Ta) Performance(ouh, ouh)(Ta) Performance


IronLoulou


Epilogue : Non, Jo ne partait pas de rien en engageant sa préparation pour ce marathon ; et non, je ne le déteste pas ! 






samedi 28 octobre 2023

Prend ça comme un processus d'amélioration continue


"Prend ça comme un processus d'amélioration continue", avais-je glissé à mon nouveau poulain : Pierre-Yves. 

Pierre-Yves a le profil d'un sédentaire. Celui qui suit un peu le Tour de France ; énormément les matchs du Quinze de France, après une dégustation de whisky, dont il a le secret. Il faisait un peu de vélo à l'envie avant d'éprouver le besoin d'en faire plus et de se challenger sur l'Etape du Tour 2025. Je descellais de l'appréhension, lorsqu'il me demanda conseil. Je m'ingéniais alors à trouver des mots qui raisonnent chez lui et cette évidence :


"Prend ça comme un processus d'amélioration continue". Notre gaillard est ingénieur qualité.

Je développais aisément, en démarrant par la notion de progressivité. Paris et Loulou ne sont pas fait en jour ! Je parlais de Séb, pour illustrer l'importance et la puissance de la régularité, dans la performance. L'accélération inconsciente qu'il produisit sur son vélo, démontra que le slogan avait atteint sa cible.


"Prend ça comme un processus d'amélioration continue".

Si cela résonne encore aujourd'hui, c'est que ces propos m'ont bien fait réfléchir. Lentement, comme souvent. Je vous le partage, comme souvent.

L'ultra-distance demande du temps avant d'être maitrisé. Ceux qui performent dès leur première course sont des chanceux. Ils devront gérer les erreurs qu'ils feront sur la seconde, et la frustration qui va avec. N'y voyez là, ni jalousie, ni incantation. C'est une simple observation. Celle des autres et la mienne. Des voyants au vert dès mon second Iroman. Vous connaissez la contre-perf du troisième et le DNF (Did Not Finish) du quatrième. Et c'est justement là que je .... 


"Prends ça comme un processus d'amélioration continue".

IronBipBip, a réalisé son meilleur chrono lors de sa huitième tentative, malgré une vilaine blessure  à la main. A croire qu'on s'est mutuellement porté chance, où que la Petite Sirène de Copenhague nous motiva, sur cette épreuve (ma seconde), courue ensemble. Quoi qu'il en soit, parler du Long, c'est autant évoquer la durée de l'épreuve, que le temps de maturation pour parvenir à y performer. 

Alors, je dois être aussi patient et indulgent avec moi-même, lors des épreuves ; qu'exigeant sur ce qui les précède. 

"Prend ça comme un processus d'amélioration continue".

Pierre-Yves a un atout pour se préparer : fixer des indicateurs et les évaluer, fait partie de son boulot. Ce n'est pas le mien. Alors je m'en suis trouvé. 

D'abord valider les progrès sur mon parcours de référence autour du Lac de Jumièges. Je l'évoquais, il y a près de trois ans ici. Ce qui a changé, c'est du gros vent dans le nez sur la partie plate ; moins impactant sur la fin de parcours plus vallonné. Je ne sais pas si Strava en tint compte dans son estimation de puissance : 239 W de moyenne vs 222 W en 2020. Le seules certitudes sont que j'étais en jambes et déterminé, avec ce chrono passant sous la barre des 20 minutes, en roulant 2,6% plus vite. Peu importe les stats l'essentiel c'est le progrès car je ...


"Prends ça comme un processus d'amélioration continue".

Las, ce KOM là, je ne l'aurai pas. C'est un cador, El Doctor qui l'a, reléguant notre champion du monde de X-Terra à plus d'1'30. Mais Francky a probablement réalisé ce temps, à l'occasion du triathlon de Jumièges ; comme Cyril Pilatte qui affiche 17'55.

Bref : comme c'est du très gros niveau devant, j'ai choppé d'autres KOM en gravel. Olivier, l'Etalon du Maconnais, était aussi sincère que modeste, quand il m'annonça que c'était "un jeu". Surtout un jeu avec son bike, sa machine et, parfois, les copains à qui on les pique ... Avec 10 trophées, très relatifs, me voici "le champion de Canteleu". Mais vraiment, vraiment : quel plaisir juvénile de faire la course pour aller les chercher et constater qu'on a ainsi progressé. Car je  ...


"Prends ça comme un processus d'amélioration continue".

Mais revenons à l'essentiel. Cinq semaines après notre première sortie, Pierre-Yves passait de 30 à 92 km en gérant bien mieux son rythme et son alimentation.


Mais revenons à l'essentiel. Depuis ses premières aventures avec son Youpala, Charly marche !


Les initiés devineront aisément ce que son Papa lui a dit*





IronLoulou


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*
- T'as mangé
- T'as bu
- On y va !












mercredi 12 avril 2023

Le syndrome du rétroviseur

 


Avec ma Quenotte, on connaît bien ce syndrome. Celui du rétroviseur. De ce démarrage de prépa, lors duquel tu t'étonnes encore de rouler 3 km/h moins vite, avec 3 kilos de plus. Tu te tournes vers tes performances du passé. Il faut vite chasser cette mauvaise impression et ne pas tomber dans le négatif : tu étais plus jeune et en pleine bourre.


Ce week-end, c'est avec un autre Fred, que je vivais cela au travers de nos souvenirs : on était plus jeune et pleinement bourré. 


Plaisanterie dans le seul intérêt rhétorique, je précise ! Pour revenir à mon propos, voici le titre audio du billet du jour :  Make Love Last. Je l'écoute très souvent ces temps-ci. Il est tiré du 2ème album de Bad English, intitulé "Backlash". C'est Fred qui me l'a fait découvrir, comme la majorité de mes groupes préférés. Coïncidence ?



Bref, vous l'aurez compris : on n'était pas en train de faire un vélo avec Fred (Quenotte), ni nourrir l'espoir de réaliser chacun son Sub' sur un Ironman avec Fred (BipBip). On était au mariage de mon ami de (plus de) 40 ans : Fred.


Le plein de kiff et de souvenirs. Pour ne parler que des copains, qui figurent sur la photos :

- Je suis affalé sur Bruno. Celui qui me fait demander à Victoire, lorsqu'elle part en soirée : "vous avez désigné votre Bruno ?". Cette version améliorée du "Sam" - créé ultérieurement d'ailleurs -  comprend celui qui ne boit pas et celui qui veillera sur toute la bande, avec autorité. On surnomme toujours Bruno "Sergent", depuis.

- Fred est en costard. J'ai passé pas mal de temps chez lui à écouter et jouer de la musique ; comme de nombreux dimanches à profiter de la quiétude de sa remarquable famille, autour d'un bon gâteau et d'une partie de Zargos. Le jeu, la table, la famille et la musique : j'ai pris des tas de choses chez lui. Pour le sport, je me suis tourné vers les deux autres (Fred).

- A sa gauche, c'est DamDam. Un mec, dont la gentillesse n'a d'égal que sa taille. Il a gardé plus de contacts avec des copains et copines du lycée que moi : c'est dire ! C'est d'autant plus impressionnant qu'il a changé d'établissement en première.

- Au-dessus, à droite, c'est Doud'. Le premier guitariste des Black Design. La légende dit que son ampli captait la BBC et qu'il jouait plus fort qu'Olivier. Pour ma part, je confirme uniquement la première assertion. Branchez donc Doud' en début de soirée ! Je ne vous promets pas la BBC, mais des tas d'éclats de rire.

- Au centre, c'est mon Guytou. Comme Fred, je l'ai connu en arrivant à Manéglise, à l'âge de 4 ans. Si vous avez la chance d'avoir des copains d'enfance, vous comprendrez ce qui nous lie.


Pour la plupart, on ne s'est pas revu depuis plus de 4 ans et ce billet, le 4ème du blog : Libéré, délivré ... 


Le regard sur la passé est plus attendri :

"Fred a bien connu le gamin un peu rondouillard que j’étais. Des prédispositions familiales au surpoids et aux varices, une peau bretonne, sans compter des problèmes bucco-dentaires qui empoisonnent la vie des sportifs ; les infections pouvant provoquer des pertes de sommeil ou des tendinites. L’institutrice de maternelle avait d’ailleurs décelé chez moi des troubles psychomoteurs car, écrivait-elle, je ne savais pas sauter à pieds joints. Il y a donc des moments où je me demande ce qui m’a amené à faire des sports d’endurance et ce que je peux en attendre, puisque Dame Nature ne m’y invitait pas." 


Le regard sur l'homme et le présent se sont considérablement renforcés. La prédiction exhaussée et bien plus !

"Les témoignages, de professionnels comme d’amateurs, expliquent que le sport leur a permis de découvrir leurs limites, pour mieux les dépasser. Cela est d’autant plus vrai que cela surpasse la dimension sportive du pratiquant. Les « limites », c’est la représentation de soi, physiologique mais aussi psychologique voir, psychanalytique."


Oui. Il y a bien eu un avant et un après l'Ironman.


Nanou. 16-18h de course et la préparation en amont : c'est ce dont j'ai besoin pour retrouver et approfondir cela.


- T'es gentil avec ta nostalgie, mais va peut-être falloir regarder devant !

- Oui ma Quenotte. Rendez-vous le 16 juin. La question sera alors de savoir, qui verra l'autre .... dans le rétroviseur.


IronLoulou

dimanche 26 février 2023

Balisto : c'est différent, c'est pas pareil


Je me suis pas mal interrogé sur ce "changement", que j'appelais de mes vœux, notamment dans mon billet de novembre. Ce changement miraculeux, propre à la culture chrétienne, qui marqua mon enfance. Ce changement sportif entre le triathlon longue distance et l'ultra-cyclisme, dont m'avertissait Quenotte, avec bienveillance ... lui. Ce changement de posture professionnelle, que mon big boss proposait d'accompagner.


Pourtant, les miracles n'existent pas. De même, les tests de personnalité, passés en des temps et des formats différents, n'évoluent pas. Pour devenir finisher des 320 kilomètres de la Gravel Of Legend, il faut borner, borner, borner et encore borner ; comme pour un Ironman.


Pourtant, aujourd'hui, "c'est différent, c'est pas pareil", comme cette fameuse pub Balisto, le chantait, dans les années 80.


Me connaître, me permet de réagir différemment, notamment dans mon cadre professionnel. En situation de stress, moins me laisser envahir par ce côté affectif - qui n'étonnera personne - et me concentrer sur ce qu'il y a à faire. Ce switch, que je parviens à réaliser plus aisément dans ma vie personnelle. Ce switch, dont parlent les bouquins de préparation mentale. Pourvu que j'arrive à le mettre en place, lorsqu'il le faudra sur cet ultra ! Perso et sportif : tout est lié avec cette récursivité, qui ne cesse de me fasciner. A mesure que je progresse dans l'un, je m'épanouis dans l'autre ; et réciproquement.


Sur le papier (plus précisément, les carnets d'entraînement), je m'entraîne autant. et pourtant, sacré paradoxe, je m'éclate aujourd'hui davantage dans la pratique d'un seul sport que dans trois. J'avais clairement besoin de cela. La découverte d'une nouvelle discipline, de nouveaux itinéraires, m'amenant à contempler ce que la nature nous offre. Pour paraphraser le premier chapitre contemplatif d'Un certain Horizon (Fred Renner - auto-édition) : "Nous avons tous gagné à la loterie". Conscient de ces beautés et - nouveauté - prenant le temps de les apprécier en route, j'en prends régulièrement des photos. Impensable pour un triathlète concentré sur son cardio et sa position sur la machine ! Et puis, quand on démarre, on est certain de progresser. Cela me fait vraiment du bien de profiter de cet état d'esprit de jouvenceau. Si je ne l'avais pas (encore) perdu, je l'avais oublié : mon âme d'enfant.


Enfin, pour la Gravel Of Legend, je retrouve la joie d'avoir des compagnons pour la préparer. Cette fois, puisque "c'est différent [parceque] c'est pas pareil". Il seront au nombre de trois. Seb, dont je parlais, en novembre dans le billet présentant Christophe, nous a rejoint. Le 3ème homme n'y était pas cité. C'était pourtant une évidence, mon Ironfriend et ma Quenotte. Je connaissais chacun, mais aucun ne s'était encore rencontré jusqu'à un déjeuner dimanche dernier à la maison. Sans surprise, le courant passe aussi bien qu'une chaîne dans une transmission Shimano Dura-Ace toute neuve. Du coup, j'ai oublié de prendre une photo de ce souvenir et de ces perspectives, qui me ravissent.


C'est différent [parceque] c'est pas pareil. S'il y a bien un truc qui a changé, ce n'est donc pas moi, mais la vision que j'ai des choses et de mon être : mon cogito. Voilà un constat de progrès et une de ces occasions de partage ; qui sont à l'origine de la création de ce blog.


IronLoulou



lundi 9 janvier 2023

Voeux 2023


Pour 2023, je vous souhaite de :

- Vous retrouver entre copains
- Faire le tri dans votre passé et vos émotions
- Profitez du plein air
- Vous confirmer que "quand on s'entraîne, on progresse", comme je le répétais à Solène
- Prendre plaisir et vous s'amuser
- Savoir qu'on peut compter sur les amis quand on a un moment de stress
- Choisir de maîtriser vos pensées
- Rencontrer des gens sympas
- La satisfaction de ce qui a été accompli ...
- ... puis d'avoir dépassé ses difficultés
- Réaliser vos objectifs
- Découvrir une organisation et des bénévoles au top (pas que pour le buffet)
- Mangez des crêpes, parceque  .... j'aime la galette


Adaptation très sincère de la conclusion de ce billet, datant d'il y a plus de 4 ans : "Qu'est-ce que vous cherchez en faisant ce sport et en ayant si mal ?" 


Un souvenir si fort, que l'on peut se le souhaiter pour toute l'année.

Des éléments qui m'ont certainement manqué à Maastricht.

D'autres, que j'espère retrouver entre Arromanches et Anger sur la Gravel Of Legend*.

Un Ironfriend, qui m'accompagnera certainement.


Bref, sans vous crachez mon bonheur à la gueule, lequel se nourrit invariablement du sourire de mes chéries : je vous souhaite une année (presque) aussi bonne, que s'annonce la mienne !




IronLoulou


* Gageons que l'orga de Nature Is Bike sera plus sympa que celle de la franchise Ironman. Mais, il sera difficile de faire aussi bien que la Triskel et les galettes de Martine, parceque  .... j'aime la galette

vendredi 23 décembre 2022

Tough Times Don't Last

 




"Pour devenir, un finisher de 300 bornes de gravel, il faut retrouver un compagnon pour ce défi" m'enthousiasmais-je récemment.

C'était sans compter d'autres compères qui se joindront à la fête ; et dont je ne manquerai pas de parler prochainement.

C'était sans compter un autre élément indispensable : une musique inspirante !


Though Times Don't Last : une évidence. Cette chanson traitant de l'adversité, à laquelle je ferai face, et qui laissera pourtant place à des moments d'euphorie ; particulièrement lorsque je franchirai cette nouvelle finish Line.

Though Times Don't Last : une évidence. Et pourtant, je n'avais pas cité ce titre en évoquant le premier album éponyme de BAD ENGLISH, dans un ancien billet


Je vous le livre. Vous pourrez, comme mes plus fidèles lecteurs en ont pris l'habitude, vous le passer en lisant les lignes qui suivront.




Alors oui. Je dois l'avouer. Bad English était la caricature type du "Hard FM", désignant ces groupes éphémères, surfant sur une vague chevelue des 80'. Il y en a eu des tas. Et j'en ai apprécié quelques uns. Non, ce n'était certainement pas du gros hard qui bastonne les tympans. Oui, c'était probablement très opportuniste.

- Bon les mecs. Y a un truc et du pognon à se faire. Faut juste un batteur qui joue avec des olives inférieures à 5B, deux gratteux, un clavier et un chanteur, qu'a l'air d'une gonzesse pour les amadouer aussi. C'est là qu'on est bon. C'est qu'on a les mecs et les filles qu'achètent.

[L'olive est l'extrémité de la baguette, avec laquelle on frappe les tomes et les cymbales. De sa forme et de sa taille dépendent le son produit. Naturellement, un hardos n'utilise pas les mêmes qu'un jazzeux. Ne me remerciez pas pour cette définition, qui vous permettra de briller en soirée. C'est que j'aime bien me la raconter (aussi) !]


- Comme tous les sponsors habituels ne voulaient pas financer, j'ai quand même trouvé un syndicat de coiffeurs. Alors faites moi plaisir, vous me foutez tous ces produits pour permanenter les cheveux. Avec un peu de chance, ça créera une mode. 

[Deen Castronovo, le batteur, situé à droite de la photo a visiblement donné de sa personne]


- Question budget on est un peu court. Alors, j'ai récupéré les falzars de mon petit frère : mettez les. Ca vous moulera peut-être les burnes ; mais, avec un peu de chance, ça créera une mode.

[C'est ma seule explication, concernant ce concept de pantalon]


- Pour les textes aussi faut plaire aux filles. Alors, tant pis si c'est niais. "Après la pluie, vient le soleil" : pourquoi pas ? Mais dans un couplet. Le refrain doit claquer plus, genre "Though Times Don't Last" et tu colles des who-hoo à la fin. Tout le monde trouvera ça beau. Et t'inquiète pour l'exportation, la plupart des ados boutonneux français ne comprendront pas les paroles !

[Effectivement, je ne peux pas contredire ce point....]


- C'est pour la radio et les charts. Alors, surtout, surtout, pas plus de 3 minutes 30 le morceau. T'as l'habitude, hein ?

[When I See Your Smile pris pourtant la tête des charts en 1989 ... en 4'15]



Bref, j'assume apprécier ces morceaux, comme l'envie de rire quand l'occasion m'en est donnée. Cela étant, d'autres ont bien mieux caricaturé ce phénomène que moi !


Though Times Don't Last. Des moments difficiles, il y en aura donc. L'essentiel est qu'ils ne durent pas trop. C'est pour cela que j'aurai besoin de cette chanson.

S'agissant de trucs qui durent, il y aura toujours la musique, comme l'envie de partager, chez moi.


IronLoulou