mercredi 30 mai 2018

Rencontre d'un sacré type



Deux gars à vélo se rencontrent. Comme souvent, la conversation s'engage en ces termes :
- Alors, qu'est-ce que tu prépares de beau cette année ?

Mais la réponse sera tout aussi singulière que son émetteur.
- 29 000 km entre le Canada et Ushuaïa

Lionel est un raideur, avec plus d'un million de kilomètres à son compteur. Mais ce qui est le plus "beau" dans ce qu'il me raconte, c'est la destinée de son périple. 

Avec son association, Les Amis du Monde, il a effectué de nombreux voyages humanitaires. Cette fois, il s'agira pour lui et ses équipiers, de mettre en lumière des initiatives solidaires et alternatives pour sauvegarder notre belle planète.

Ecoutez-le s'enthousiasmer lors d'une Interview sur La Chaine Normande. A partir de 7:25, c'est un vrai régal. Yves et Didier : vous devriez apprécier.

Si vous n'êtes pas d'humeur littéraire, peut-être votre esprit scientifique et technique sera-t-il conquis par ce projet parallèle de création d'un  cuiseur sans bois, mis en avant sur le site Facebook de Green Human Raid.

Vraiment content de cette discussion. Depuis le temps que je te croisais à vélo ou à pieds, Lionel, elle me taraudait.

J'ai d'autres lieux d'investissements solidaires. Je te devais bien ce coup de comm', à mon modeste niveau.

J'aurai plaisir à te retrouver sur la route ou à la boulangerie. Puisque c'était là qu'on s'était rencontré ... et sur cette dernière ligne, que mon aura sportive vient de se décridibiliser 😄



vendredi 13 avril 2018

L'échappée belle



Dimanche, se courrait Paris-Roubaix.

Il n'était donc pas incongru d'observer cette échappée à l'orée d'une forêt.

Belles rimes que voilà. Mais je m'arrête là, car il y a bien meilleur que moi ici ou .

Bref, les grands profitent de l'aspiration des petits. Autrement dit, Romaric et David roulent derrière Xavier et votre dévoué.

Las. En cyclisme, le fameux dicton du rugby s'applique : "Le rugby est sport où deux équipes s'affrontent, et à la fin, c'est l'Angletterre qui gagne" . Enfin, c'est juste pour l'adage et amener ma comparaison, Martin, hein ? Car, en vélo, tout le monde pédale, et à la fin, c'est Quenotte qui gagne. Bravo à lui !




Las, nous n'étions pas sur Paris-Roubaix et roulions tellement lentement que Martin a pris le temps de prendre le premier cliché, en nous suivant sur son boardman.

Mais je vous confirme cette belle victoire de Quenotte sur la course qu'il disputait dimanche. 

Le retour du guerrier coïncidant avec l'arrivée d'IRONBIPBIP sur Facebook. Un nouvel "écureuil" du FIT sur la toile. Plus de prétexte pour louper ses excellents billets !

Dimanche, c'était aussi l'arrivée du Marathon de Paris et de ce qu'il représente pour beaucoup. Ce qu'Elise a posté sur ce fameux réseau social sera bien plus efficace que ce que je pourrais vous en livrer.

Avec Chloé Hunkeler nous nous étions promises d'aller au bout toutes les deux, we did it !
Cette arrivée était extraordinaire, un moment de bonheur intense et de fierté !

Que de belles échappées ce week-end ! Qu'il ramène le bouquet du vainqueur ou la breloque de finisher, "tout le monde a gagné" comme disait Jacques MARTIN en son temps.

Cela concerne aussi les meilleurs grimpeurs de notre belle sortie. Pour le coup, Martin n'a pas eu le plaisir de prendre de photo de dos. Et pour cause, il a franchi toutes les bosses devant, précédant son confrère de MSA Tri, David ! Quant à moi, je mettais un point d'honneur à régler le peloton cantilien sur les deux premières bosses. Sur la troisième, victime de mes sprints antérieurs, je laissais Xavier filer et confirmer qu'il était dans le coup pour son ironman. Mais l'essentiel était là : je pourrais aller tranquillement nager à Canteleu. Mes séances natatoires de la semaine confirmèrent mon intuition puisque les collègues maître-nageurs de Romaric me demandèrent comment s'était passée cette première sortie avec nous. Ce bougre s'était bien battu, d'autant qu'il avait borné pour nous rejoindre. 

Donc, comme disait Jacques MARTIN en son temps : "tout le monde a gagné". 

"La performance de chacun mérite le respect de tous", comme je le dis dans le mien.

jeudi 5 avril 2018

Paris : "je me souviens comme si cela datait d'hier"





"Je me souviens comme si cela datait d'hier"

Citation saisissante de Mouloud FERAOUNT, maintes fois employée. Lorsque je l'ai découverte, j'étais en 4ème3. C'était avec M. Fleury, un professeur de français inoubliable et d'une empathie profonde. Il n'était pas rare qu'il verse quelques larmes à la lecture de vers de Baudelaire. Je crois qu'après avoir lu le premier chapitre du Fils du Pauvre qui débute avec elle, il nous avait demandé une rédaction démarrant à l'identique. Si Fred, Olivier ou - miraculeusement - Guy passent sur le blog, ils confirmeront ou préciseront. Ce sera en tous cas, une bonne occasion de se remémorer de bons moments.

"Je me souviens comme si cela datait d'hier"

Je n'évoquerai pas mon premier jour d'école, comme dans ce roman mais - l'illustration l'ayant révélé - le Marathon du Paris 2004. Bon sang, ce n'était pas "hier". Mais à l'approche de l'événement (c'est dimanche), je me délecte de quelques images. 


Je me rappelle, sourire aux lèvres, de ces préparatifs d'avant-course. Avec David et Matthieu (vous m'avez déjà vu faire une grosse course tout seul, vous ?), nous débutions dans le long et n'avions pas fixer nos "protocoles". Ceux-là même  qui permettent d'aborder une course avec davantage de sérénité. Après la question du "tu manges quoi", restait la suivante ... chronologiquement. David, une petite photo pour te rafraîchir la mémoire et donner la suite de ma pensée à mes chers lecteurs !


C'est surtout cette grande émotion à l'arrivée qui me fait encore frissonner. Il n'y a pas à dire : le long change un homme, comme le lien d'amitié, qui l'unit à son compère

Ce n'est pas Fred (Quenotte) qui nous démentira là-dessus. 

C'est vrai que nous n'avions pas besoin de cela, depuis la Cité U. Ce marathon était une sorte de cerise sur le gâteau, dont j'attends la jumelle avec impatience.

Rendez-vous est donc pris pour l'Ironman de Maastricht 2019. La photo trônera en bonne place à la maison, comme celle-ci.

Nous aurons probablement notre équipement, désormais plus technique même si le T-shirt ne fait pas le runner, comme l'habit ne fait pas le moine.

Nous arborerons un sourire identique, que je voyais encore sur le visage de Stéphane, sur sa page Facebook. Il était finisher en 2016, si ma mémoire ne me fais pas défaut.



"Je me souviens comme si cela datait d'hier"

Parcequ'au delà de cette grande fête populaire et de ces images, c'est toutes mes pensées positives que je partage avec Elise. C'est ton Premier, avec un "P" majuscule !

Puisse la motivation et la dopamine, que je percevais dans nos échanges de SMS de samedi, t'accompagner "till the end" (hop, j'en profite pour caser un tube de Toto pour Yves).


Pour ceux, qui ont encore un peu de temps, en voici quelques extraits*


Il sent bon la dopamine ce SMS !
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Mais graaaave !
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Comme souvent, la phase d'approche est des plus agréables ;-). Profite ! Profite !
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Ca va être tellement bon ! J'ai l'impression d'être une enfant qui est à une semaine de Noël
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Ton cadeau, tu le connais déja. Tu le prépares depuis longtemps. Tu prendras environ 4:30 pour le déballer, en partageant cette excitation - comme les tracas du scotch qui colle au papier - avec cette famille particulière. Quand cela sera achevé, n'oublie pas de fermer les yeux et - une fois dans ta vie - être égoïste. Ce moment est aussi court qu'indescriptible. Simplement magique.


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Je frissonne déjà d'y être


Chère Elise, profite et crée tes souvenirs de demain, afin de pouvoir dire encore longtemps : "je me souviens comme cela datait d'hier : mon premier marathon"





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PS 1 : Toute ressemblance avec des propos et échanges de SMS partagés avec Martin et Fred (BipBip) ne serait pas fortuite
PS 2  : Toute ressemblance avec ce que je souhaite pour Xavier, à l'issue de son premier Ironman dans quelques semaines, est aussi probable qu'anticipée.




dimanche 11 mars 2018

Mars ... et ça repart !


Bon. Je crains que ce ne soit pas le meilleur titre que j'ai imaginé sur ce blog. D'ailleurs, il est fortement inspiré de mon "maître à billets". De l'article de mars 2017, qu'IRONBIPBIP m'offrit lundi soir en prenant des nouvelles du blog. 

C'est vrai que cela fait bien longtemps que je n'ai pas écrit. Les premiers mois se ressemblent d'une année à l'autre. A tel point que l'on pourrait aisément recycler nos articles ! Le soleil manque ; pas la pluie. La motivation manque ; pas les prétextes à rester chez soi. Les sensations manquent ... mais pas l'assiduité. 

Car le coureur de long est ainsi fait, qu'il possède cette carapace permettant de nager rouler et courir malgré la pluie et l'absence de jambes. Oui, des jambes aussi en natation, car je ne désespère pas de corriger ce point (très) faible. Oui, car je sais que cet état est temporaire. Oui, car j'ai cette chance que d'autres n'ont pas : je n'ai aucune blessure.

Car le coureur de long a un carnet d'entraînement qui lui permet "d'objectiver le subjectif".

Avouez qu'elle claque bien cette expression, non ? Je l'utilise assez souvent en contexte professionnel et elle s'applique bien ici. Face au ressentiment et au doute, rien de plus efficace que des chiffres et du concret.



Me voilà donc achevant une belle semaine de plus de sept heures. 2 séances de chaque discipline et le retour de routines de musculation : pompes et abdos sont indispensables au sportif ... et appréciés par sa chérie.

Au delà du volume, c'est aussi des séances clefs. Le retour des 120 longueurs de natation (3 kilomètres) et du vélo de route. Et pour m'accompagner près de 3 heures ce matin : de beaux rayons de soleil et Xavier affûté comme jamais. Un autre homme. Et pour cause : son premier ironman se profile dans 12 semaines.

Bref quel pied ! Et cette confirmation : "Mars, et ça repart".

Et si vous ne croyez toujours pas à la véracité de cet adage, visionnez cette belle victoire du XV de France lors du crunch de samedi. On en avait les larmes aux yeux. Je suppose que Martin aussi, mais pour une autre raison ...