mercredi 30 juin 2021

9 semaines 1/2

9 semaines 1/2. L'été sera chaud. Oui, très chaud.


9 semaines 1/2. Je la désire tellement ...

9 semaines 1/2. Elle ... la finish line !

9 semaines 1/2 : c'est le temps qu'il me reste avant de consulter mon chrono ; espérant qu'il affiche moins de 11 heures.

9 semaines 1/2 : c'est surtout une centaine de séances, mobilité et prépa mentale comprises, pour tendre vers la course la plus aboutie possible.

9 semaines 1/2 : c'est l'épaisseur du trait. Cela fait près 90 semaines que je m'entraîne vers cet objectif. J'ai donc fait 90% du travail. Ne reste donc que 10% ... probablement les plus importants.

9 semaines 1/2 :  « Je ressens comme un immense besoin d’y être … j’en peux plus en fait ! ». Pensées à ma Quenotte, me délivrant cette fulgurance le 2 août 2017. Avant de vivre ce truc énorme ; liant à jamais les Ironfriends.

9 semaines 1/2 et ce pas de géant. 

Vous le comprendrez, en lisant ces lignes, que je partageais avec le groupe FB de l'Académie de La Haute Performance. Elle a été fondée par Pierre DAVID, ancien sportif de haut niveau. Son livre a été probablement bien plus percutant que sa savate (puisqu'il venait de cette discipline de la boxe), pour nombre d'entre nous.

Après avoir dévoré L’Identité Gagnante, je me suis plongé dans le dernier bouquin de Martin FOURCADE. J’y souligne avec application les états d’esprit qu’il décrit : maîtrise de son sport, sérénité, détermination, esprit conquérant, etc.
Et WHAOU ! Avant, comme l’illustre souvent Pierre, je le mettais sur un piédestal*. J’enviais cet « avoir » de sensations. Je m’obnubilais dans le chemin du « faire » : « il faut que trouve de la détermination, de la compétitivité, etc.»
Je me suis simplement rendu compte que j’avais cela en moi. Que « je suis » cela ou que je le « deviens », grâce à cet objectif de Sub 11 sur Ironman.
« L’important n’est pas ce que fais, mais ce que je deviens ».
Un « phénomène » ce livre, ton livre Pierre David OZ ; puisque tu apprécies la sémantique. MERCI !

* ce qui n’empêche pas d’apprécier les performances de ce champion, et pas que…


9 semaines 1/2. L'été sera chaud. Oui, très chaud.




PS : le lecteur et le fan avertis, auront noté que je suis plus près de 8 semaines 1/2, que des 9 semaines 1/2. Ce titre boostera probablement la fréquentation du blog ; mais pas autant que la motivation et la confiance qui m'animent !








jeudi 20 mai 2021

BTD 1/4

 



Puisqu'on ne change pas une équipe qui gagne, ma programmation 2021 sera à nouveau jalonnée de BTD : "Big Training Day". 


J'avais réalisé l'un des tous premiers, il y a tout juste quatre ans avec Quenotte et ma "Team Vichy" . Je suis persuadé que ce sont des séances importantes pour la réussite d'un Ironman et, surtout, j'y prends beaucoup de plaisir.


Mais, il y a pas mal de choses qui ont changé avec le COVID ; notamment moins de sorties avec les copains. Au début, c'est parce qu'on respecte les contraintes sanitaires et qu'on veut protéger nos anciens. Et puis, les niveaux se distendent, comme la fréquence des retrouvailles. Paradoxalement, ce n'est pas si mal, car c'est aussi bon pour la tête que pour les jambes.


Alors quand nous avons décidé d'annuler le BTD du WE de l'Ascension, en raison d'un impossible PDC, j'étais serein. Pas de natation à Jumièges, en raison de la température de l'eau, pour ceux qui n'auraient pas compris ou n'auraient pas vu ce sketch. Restait donc l'idée de réaliser un long duathlon seul. 1h à pieds à la place de la nat ; puis 3h de vélo avant un enchaînement de run. Mais je n'étais pas pleinement convaincu de ce choix ; conscient de la fatigue générée et du rythme auquel je risquais de terminer la course : lent, très lent !

Un entretien express avec Coach BipBip d'ordonnancer les objectifs de la séance :
- faire une longue une sortie longue spécifique
- pour se mettre dans les conditions de courses
emmagasiner de la confiance

En tous cas,  "ce n'est pas fait pour [se] flinguer, pour la suite". Donc, le multi-enchaînement, qu'il m'a proposé, me séduit. 1h30 de vélo - 30 mn de run appliqué - 1h30 de vélo - 30 mn de run appliqué. Oui. L'essentiel était là ; transversal aux trois points : Le Marathon ; ce ... p... de marathon. Le juge de paix de l'Ironman. Faut l'bosser. Savoir courir au bon rythme, en préfatigue. La séance était idéale en ce sens.


Se mettre en condition de courses ... 

Ca veut d'abord dire que tu pars à l'heure prévue. Pas de procrastination et d'adaptation de la séance. Il flotte. Je décolle à 9h00, comme en atteste la photo introductive. Et je suis heureux de retrouver cette météo. Après tout, mon épreuve n'aura pas lieu dans le sud ; donc il faut que je me prépare à cette éventualité. Que je roule avec mes roues aéros, que je n'avais pas osé prendre à Copenhague.

La première cession de vélo passe crème. Après une vingtaine de minute, je mets la plaque. Je ne la quitterai plus ; même dans la bosse de fin de parcours. Surtout, je prends vraiment plaisir sur les routes qui me permettent la position CLM. Les vallées de l'Austreberthe, puis de la Seine, sont idéales pour cela ; et également pour les yeux. Cela fait près de quinze ans que je les emprunte sans lassitude.

J'avale un gel avant une première transition, assez longue. Tout le matos était prêt. Mais il me fallait le temps de changer de haut, de chaussettes et de faire une pissette. Car, oui : il pleut.

"Je vais arrêter d'afficher la vitesse instantanée sur le Garmin : ça me fait plus de mal, que de bien" ; avais-je annoncé à Coach BipBip. Je pars donc pour un run en me concentrant sur les sensations.  Le cardio les confirme. Je suis dans ma zone, appréciant ces foulées. Me remémorant ce temps - jadis- où la course à pieds était mon point fort en triathlon. En réalité, c'est juste que je débutais les deux autres ! Mais pour la prose et le mental, c'est mieux de songer à cette vérité.

Deuxième transition. Je saute sur le vélo avec des chaussettes, déjà humides. J'ai du mal à enfiler mes chaussures en roulant de ce fait ; mais ne suis pas inquiet. David va m'en donner une paire, bien plus adaptée pour cet exercice singulier de "saute en marche". Je parle de triathlon, bien entendu ...

Je démarre avec ma traditionnelle image des Pape. Tant qu'à faire comme en compet', rien n'empêche de s'entraîner à trouver ces pensées positives. Cette fois, deux cookies préparés par leur fille, remplacent la traditionnelle et indispensable photo. Sous la pluie battante, cette ostie me fait le plus grand bien. Ensuite, toujours ces délicieuses portions roulantes. Et de la concentration sur les villes, que je traverse à l'heure des vieux. C'est étrange. A cette période, je devrais lutter contre l'odeur des barbecues. Là, c'est contre l'envie d'uriner. Je ne vous l'ai pas dit ? Il flotte comme vache qui pisse. Alors, je fais comme en compét'....

Troisième transition beaucoup plus rapide. Toujours après un gel, comme le jour J. Mais, ne vous fiez pas au chrono. Il s'est coupé au moment où je changer de haut. Car, je ne vous l'ai pas dit ? Si ? Bon. Le seul truc, c'est que je n'avais prévu que deux paires de chaussettes. Donc, j'enfile mes chaussure sans cette protection, comme en distance sprint. 

Toujours de la course aux sensations. Je commence à ressentir un début de douleur dans le bas du dos, provoquant un boitement, que je connais. Pas tant le mien, que je devrais craindre, que celui de Lionel Sanders en 2017, que j'admire. Plutôt qu'une vidéo et une longue explication, je vous renvoie au récit des Championnats du Monde d'Hawaï de vous-savez-qui. Exemplaire. Hop. Un petit "Crush of love" de circonstance. Car, je ne vous l'ai pas dit ? Si ? ll pleut. La chanson passe en boucle dans ma tête et la fin du run passe crème. A vrai dire, comme l'ensemble de la sortie.


4h10.

C'était donc une bonne séance longue ; pour reprendre les objectifs que je m'étais fixés. Quant à la confiance, elle est là. Bien encrée. Les chronos de la course à pieds, très réguliers et affichant plus de 11km/h la renforcent. Mais, ne rêvons pas. Je ne courrai pas à cette vitesse le jour J.  Cela étant, cette marque me conforte dans l'espoir de taper un 4h15 sur Le marathon ; indispensable pour entrer Sub11.




La suite dans 4 semaines ....









jeudi 6 mai 2021

Top of the world


Quand les filles m'ont demandé ce que je voulais pour mon anniversaire, je leur ai répondu en musique. Car je me sens au top (of the world, comme chantait Van Halen).



Je ne sais pas si ce sera l'année du Sub11.

C'est peut-être celle d'Eddy, dont les chansons envahissent ma playlist.

Mais c'est déjà la mienne, parce que je l'ai compris.

I know you believe in me. That's all I ever need.


Autrement écrit : "L'important n'est pas ce que tu fais, mais qui tu deviens", comme le développe Pierre DAVID dans son bouquin.







dimanche 11 avril 2021

Ready Player One




Puisque vous aimez les références culturelles, démontrant que les sportifs ont un cerveau, en voici une. Pas de musique, cette fois ; mais un bon Spielberg de 2018. Je vous en épargne l’analyse littéraire, pour aller droit au but : je me sens prêt.


Demain, j’entame mon programme d’entraînement de 20 semaines pour le Gelreman. Cela peut paraître long, mais il m’avait réussi pour Copenhague. J’ai besoin de cela : m’y mettre tôt mentalement ... et diététiquement. Il faut ça pour ”faire la guerre à l’assiette” ou ”faire le métier”, comme dirait Quenotte. Et puis, je n’ai que trop attendu, depuis le report de ma compétition cible en 2020.


J'ai repris la natation à la mi-mars à Rouen. J'avais encore l'espoir de retrouver l'ambiance amicale de la piscine de Canteleu. Je dois me résoudre à celle, plus urbaine, de l'Île Lacroix. Mais, après tout, j'ai la chance de pouvoir trouver un bassin en extérieur ouvert, non loin du travail et de la maison. Dès la 3ème de mes six séances de reprise, je dépassais les 3 kilomètres. Il me manque encore de l'endurance musculaire, pour mettre du rythme, mais les sensations et, surtout, l'envie sont là.


Durant cet hiver, j'ai la satisfaction d'avoir davantage roulé sur route, qu'en VTT ou dans mon garage. Accrocher les 33 km/h sur les 180 km du parcours, très plat, d'Arnhem est plus qu'envisageable.


En course à pieds, je crois l'avoir suffisamment écrit, je suis en grande confiance sur ce que je mets en place. Cela se traduira très vite sur le chrono, j'espère.


Bref, je suis prêt. A l'image du personnage de ce film, je vais me mettre dans ma bulle et ajuster mes œillères.


En effet, comme les autres, l'organisation du Gelreman, n'est pas encore certaine de la tenue de compétition. La faute à vous savez quoi (...). Mais, à la différence de bien d'autres, elle a une approche extrêmement claire. D'après ce que j'en ai compris, elle se donne jusqu'au 1er juin pour décider du maintien ou de l'annulation de l'événement. Grand merci ! 


Voici donc une perspective et de quoi me sustenter pour les 8 prochaines semaines, sans  arrière-pensées. On verra ensuite si le jeu propose un autre niveau, ou si on doit rejouer, en player two ; pour tenter une référence à mon titre.


D'ici là, mon programme commence par deux semaines "choc", à plus de 15 heure. Ce, sans compter les indispensables séances de renforcement musculaire et de mobilité. Surtout, sans tenir compte d'une nouvelle discipline absolument géniale ; permettant de concilier récupération, régénération et présence auprès des miennes : les randonnées avec ma chérie.

"L'aventure ensemble et le défi face à soi-même"


"L'aventure ensemble et le défi face à soi-même". Comme le stipule la légende, reprenant les propos de Quenotte. Il sait que le player que je suis, ne joue jamais seul.


Je suis prêt. J'ai hâte d'y être. A demain, et - je l'espère - au 28 août !