jeudi 6 mai 2021

Top of the world


Quand les filles m'ont demandé ce que je voulais pour mon anniversaire, je leur ai répondu en musique. Car je me sens au top (of the world, comme chantait Van Halen).



Je ne sais pas si ce sera l'année du Sub11.

C'est peut-être celle d'Eddy, dont les chansons envahissent ma playlist.

Mais c'est déjà la mienne, parce que je l'ai compris.

I know you believe in me. That's all I ever need.


Autrement écrit : "L'important n'est pas ce que tu fais, mais qui tu deviens", comme le développe Pierre DAVID dans son bouquin.







dimanche 11 avril 2021

Ready Player One




Puisque vous aimez les références culturelles, démontrant que les sportifs ont un cerveau, en voici une. Pas de musique, cette fois ; mais un bon Spielberg de 2018. Je vous en épargne l’analyse littéraire, pour aller droit au but : je me sens prêt.


Demain, j’entame mon programme d’entraînement de 20 semaines pour le Gelreman. Cela peut paraître long, mais il m’avait réussi pour Copenhague. J’ai besoin de cela : m’y mettre tôt mentalement ... et diététiquement. Il faut ça pour ”faire la guerre à l’assiette” ou ”faire le métier”, comme dirait Quenotte. Et puis, je n’ai que trop attendu, depuis le report de ma compétition cible en 2020.


J'ai repris la natation à la mi-mars à Rouen. J'avais encore l'espoir de retrouver l'ambiance amicale de la piscine de Canteleu. Je dois me résoudre à celle, plus urbaine, de l'Île Lacroix. Mais, après tout, j'ai la chance de pouvoir trouver un bassin en extérieur ouvert, non loin du travail et de la maison. Dès la 3ème de mes six séances de reprise, je dépassais les 3 kilomètres. Il me manque encore de l'endurance musculaire, pour mettre du rythme, mais les sensations et, surtout, l'envie sont là.


Durant cet hiver, j'ai la satisfaction d'avoir davantage roulé sur route, qu'en VTT ou dans mon garage. Accrocher les 33 km/h sur les 180 km du parcours, très plat, d'Arnhem est plus qu'envisageable.


En course à pieds, je crois l'avoir suffisamment écrit, je suis en grande confiance sur ce que je mets en place. Cela se traduira très vite sur le chrono, j'espère.


Bref, je suis prêt. A l'image du personnage de ce film, je vais me mettre dans ma bulle et ajuster mes œillères.


En effet, comme les autres, l'organisation du Gelreman, n'est pas encore certaine de la tenue de compétition. La faute à vous savez quoi (...). Mais, à la différence de bien d'autres, elle a une approche extrêmement claire. D'après ce que j'en ai compris, elle se donne jusqu'au 1er juin pour décider du maintien ou de l'annulation de l'événement. Grand merci ! 


Voici donc une perspective et de quoi me sustenter pour les 8 prochaines semaines, sans  arrière-pensées. On verra ensuite si le jeu propose un autre niveau, ou si on doit rejouer, en player two ; pour tenter une référence à mon titre.


D'ici là, mon programme commence par deux semaines "choc", à plus de 15 heure. Ce, sans compter les indispensables séances de renforcement musculaire et de mobilité. Surtout, sans tenir compte d'une nouvelle discipline absolument géniale ; permettant de concilier récupération, régénération et présence auprès des miennes : les randonnées avec ma chérie.

"L'aventure ensemble et le défi face à soi-même"


"L'aventure ensemble et le défi face à soi-même". Comme le stipule la légende, reprenant les propos de Quenotte. Il sait que le player que je suis, ne joue jamais seul.


Je suis prêt. J'ai hâte d'y être. A demain, et - je l'espère - au 28 août !




vendredi 2 avril 2021

Stand Up (Kick love into motion)

 


Un de ces slows de Deff Leppard, qui m'a marqué et que je me repassais sur le vélo hier.


Un de ces slows, que j'avais précieusement calé sur la cassette, confiée au DJ de la soirée lycée. Mon regard languissant sur la fille désirée, j'espérais qu'il (ou elle) la passerait ... sans se tromper de face ! 


Un de ces slows, car mes cheveux longs étaient autant destinés à cacher mon acné que mon âme romantique.


Un de ces slows, car je fonctionne autant à l'ocytocine qu'à l'adrénaline : Right Now !


Un de ces slows, car elle m'est précieuse. Indispensable à mon épanouissement.


Un des ces slows, car j'ai besoin de la personnaliser, pour me motiver ; surtout en cette période d'incertitudes compétitives, et pas que  ... 


Un de ces slows, pour lui dire qu'elle me manque et que ; si elle ne s'offre pas à moi cette fois, je la chercherai encore et encore.


Elle : la finish line !


Stand up ! Ce mantra qui booste tant ! Adrénaline garantie pour beaucoup ...


Kick LOVE : pour l'ocytocine, dont on a besoin entre deux passage devant ses ironfans.


into .... MOTION : le mouvement. Autrement écrit, "BTLF" : Bouge toi les fesses. Elle ne viendra pas toute seule ! BTLF, avec un kick si besoin.



Je l'ai écouté bien (trop) souvent cet album


Note :

Pardonnez l'approximation de la traduction, que je fais mienne. Vous me savez aussi à l'aise en dos crawlé, qu'avec la langue de Shakespeare : tant que je ne coule pas, c'est déjà ça ! Je ne comprenais pas bien les paroles beuglées par François, des BLACK DESIGN. Encore pire avec Jérémy, des DECIBEL, car il avait un accent anglais proche du mien. Il y a juste sur "Another Night", que je réagissais à sa commande en français ; chauffant la foule en délire : "Etienne, fais-nous les petits indiens". J'entamais alors une technique sur mes trois tomes, avant qu'Hervé ne se lance dans un solo enflammé ...




dimanche 21 mars 2021

Adaptation

 


Cela faisait longtemps que je pensais écrire là-dessus.


Pas sur le jeu Camelot, mais sur le titre de la carte, qui en est tirée : "Adaptation".  Cela étant, je vous le commenterais volontiers. C'est probablement l'un des meilleurs, pour une trentaine de minutes en famille. Certainement, une excellente initiation à la stratégie. J'avais d'ailleurs introduit deux jours de formation à la stratégie d'entreprise, justement,  en le proposant à de jeunes créateurs. C'est quand même plus moderne que la lecture de l'Art de la Guerre, de Sun Tsu. Et cela en reprend les principaux enseignements. Observer les adversaires et tirer partie de l'environnement. Trouver une stratégie solide ; en gardant la souplesse nécessaire pour saisir toute opportunité. C'est l'une des richesse de ce type de jeux. "Une ossature solide au service de la créativité et du plaisir de jouer". On aurait pu prêter ces mots à Richard Møller Nielsen, entraîneur de la victorieuse équipe du Danemark en 1992. A cette époque, je regardais le football avec plus d'assiduité que le rugby.


Cela a bien changé. Mais ce qui reste, c'est mon attirance pour les jeux avec la juste dose d'aléas et d'adaptation ; le maximum de fun. Ce qui ne change pas, c'est que lorsque je m'engage dans une partie, je la termine toujours sans jamais rien lâcher ; même si la victoire est mal engagée. Ce qui est donc certain, c'est que j'irai au bout de cette prépa, nonobstant les aléas covidiens. Hier, le XV de France a démontré une détermination aussi redoutable qu'inspirante. Il y a quinze jours, nous revenions de Bretagne ; histoire de me rappeler que le sang de fortes têtes coule dans mes veines.  Ne cherchez donc pas la carte "Détermination" : elle est en moi.


Mais revenons au sport et à l'Adaptation. Lors de nos derniers échanges, avec mes copains de tri, nous évoquions la montée en charge progressive du volume et de l'intensité de l'entraînement. Challenger le corps sur certaines séances ; mettre à mal son physio .... pour lui permettre de se renforcer lors des phases de récupération. De notre côté, la théorie est acquise, même s'il faut rester vigilant sur la pratique. L'interprétation des sensations est déterminante : " Est-ce que je fais la séance avec cette grosse pré-fatigue pour stimuler mon processus d'adaptation ; ou faut-il que je lève le pieds ?". Une mauvaise réponse induira une baisse de progression. Soit parcequ'on n'a pas suffisamment sollicité le corps pour l'inciter à fournir la réponse souhaitée : l'adaptation.Soit parcequ'on se blesse. Croyez-moi ; ce n'est pas facile. Même Running Addict, dont on applaudit aussi aisément les performances que la pédagogie, connaît un coup de moins bien. Pourtant, il y a quelques semaines, il nous vantait les mérites d'un outil de calcul de charges d'entraînement. Les données sur la variabilité de la fréquence cardiaque, notamment au repos, sont scientifiquement avérées ; certes. Mais rien ne vaut l'écoute de soi, avec une sacrée dose d'expérience. Et s'il y en a un qui n'en manque pas, c'est BipBip.


Mais si j'ai souhaité écrire sur l'adaptation, ce n'était pas pour vous évoquer un jeu de carte, le XV de France, les bases de la physiologie de l'entraînement ou évoquer Running Addict et CoachBipBip. Même si j'ai toujours plaisir à le faire, bien entendu.


Je voulais vous partager quelques réflexions sur un type d'adaptation, bien moins investigué que les précédents sujets, et pourtant déterminant : l'adaptation mentale !


En échangeant des nouvelles avec les copains de lycée, j'ai intuitivement relu le premier billet, dans lequel je parle d'eux. 30 octobre 2016 : "Il y a donc des moments où je me demande ce qui m’a amené à faire des sports d’endurance et ce que je peux en attendre, puisque Dame Nature ne m’y invitait pas". Naturellement, la suite de l'article est plus optimiste. Naturellement, vous avez tous lu mon récit sur l'Ironman de Copenhague et vous connaissez la suite : " j'ai fait quelque chose de grand, à mon niveau ;(...) je peux croire en mes capacités pour le triathlon." (2 septembre 2019)

Si vous vous ne souvenez pas de l'article de 2016, vous vous rappellerez de la chanson

Du garçon rondouillard, peu confiant en lui ; au papa qui vise Sub11 ! Il n'y a donc pas que le corps qui a changé ! Encore ce matin sur le vélo, je n'hésite plus à me parer du rouge de l'Übermensh ; alors que lui préférais le bleu de la modestie. Je prends plaisir à mettre mon casque aéro, même pour une sortie tranquille avec JC. Non, ce n'est pas "too much". Oui, ça protège mieux la tête du froid !



Longtemps, j'associais l'ambition à une sorte de pêché ; alors que c'est une source de motivation et d'accomplissement extraordinaire. Ce n'est pas l'ambition  qui doit être mise en cause, mais les moyens d'y parvenir, parfois très douteux éthiquement. Hier, en courant sur le long de la Seine, j'avais un top assez prêt du corps, comme ceux que portent les crossfiteurs. C'était la tenue la plus adaptée à la météo. Et, ma foi, si certains regards féminins ont été plus appuyés et ont flatté mon égo : tant mieux !


Au-delà de la motivation et de l'ambition, c'est au quotidien, que je mesure aussi cette adaptation. Le seul mot qui me vient lorsque j'échange des nouvelles, c'est la sérénité. Je suis confiant dans ce que je fais. Je peux annuler un entraînement sans culpabiliser ; ou, ajouter de l'intensité lorsque j'en ressens le besoin ou l'envie. J'observe mes statistiques pour ce qu'elles sont : un indicateur confirmant mes sensations ou le respect des objectifs de l'entraînement. Etant précisé que courir lentement peut en être un, surtout si la séance qui suivra sera "clée". Strava me sert à ça et prendre des nouvelles de copains. Je me détourne de son aspect "concours de kekette". Je n'y joue plus depuis la primaire : je gagnais tout le temps ....


Ainsi en est-il du lien entre le corps et l'esprit : les deux s'adaptent et grandissent ensemble.


Ainsi ai-je autant besoin du réconfort, que des encouragements, de mes chéries.


C'est pour cela que j'aime tant cette discipline et le plaisir de vous la partager sur ce blog.