Dans ce blog, j'évoque ma passion pour l'utra-distance : les réflexions, émotions et compagnons qui m'amènent à me dépasser. Je rédige un livre, à paraître en 2026. Vous retrouverez donc quelques escarmouches littéraires, sportives ou non, qui me permettent de progresser. C'est un trait que j'aime retrouver dans ces deux disciplines ; l'autre étant le partage. Bonnes lectures !
vendredi 23 décembre 2022
Tough Times Don't Last
mercredi 30 novembre 2022
Pour devenir, un finisher de 300 bornes de gravel, il faut ...

Tout est cela est d'une récursivité aussi forte que l'enjeu, passionnant : la connaissance et la progression de soi.
Je l'ai probablement trop sous-entendu. Alors, je le précise : ce résultat était écrit avant départ.
Je le scande régulièrement au boulot : "si on fait comme d'habitude, on aura les même résultats que de d'habitude". Il va falloir que je change un ou deux trucs, particulièrement dans mon approche mentale de la course.
Du coup - De base - En vrai - J'avoue (rayez la mention de jeunes inutile ou gardez les quatre, comme eux !) : c'est engageant.
Pour devenir, un finisher de 300 bornes de gravel, il va donc falloir reprendre le chemin et remonter ce foutu rocher.
J'aime cela autant que j'en ai besoin.
mardi 27 septembre 2022
Pour devenir un homme de fer, il faut déjà l’être
« Vous avez deux heures !», selon l’injonction estudiantine.
J’en avais onze,
selon ma prétention sportive (...).
Le temps et les pensées se sont écoulés au rythme de la Meuse ; bien plus digestes, je vous rassure. Bien plus de réflexions que de déception. Par essence, comment être déçu de ce que l’on n’a pas suffisamment désiré ? L’essence, justement, et cette fameuse citation de Sartre (en illustration) : « l’existence précède l’essence* ».
Pour préciser mon propos, comprenez mon titre à l'inverse de l'endroit où votre instinct vous dirigerez. Le devenir est l'essence. L'être, l'existence qui le précède. Homme de fer n'étant que le slogan. Avouez quand même qu'il claque bien ce titre, non ?
Car, bien au-delà des breloques, ce que je recherche profondément au travers de la discipline sportive, c'est de devenir un homme et un père meilleur. Discipline étant tant à apprécier dans sa dimension étymologique (l'apprentissage), que médiatique (la rigueur).
Je crois que je l'ai oublié un temps, dans ma préparation. Je suis certain d'être tombé dans cet écueil, que j'abhorre souvent : confondre la fin et les moyens. "L'Ironman ne se limite pas à des chiffres. C'est une guidance. L'engagement doit être quotidien et ne se limite pas à une quinzaine d'heure de training par semaine." exprimais-je dans mon dernier récit.
Cela va plus loin dans l'absurdité. Celle d'un mec qui ne boit pas une goutte d'alcool, mais qui ne réalise pas le même effort avec les carrés de chocolat. Si c'était à refaire (et le je fais présentement !), je profiterais du whisky et du bon vin, avec mon copain modération, qui m'accompagnerait aussi sur le sucré. Résultat : j'ai pris le départ de l'Ironman, vraiment pas aussi affûté, que ce que j'aurais dû. Heureusement, mes exercices de préparation physique ont porté leurs fruits : préserver ma santé et mon intégrité physique. Je n'ai pas été blessé ailleurs que dans ma fierté.
Maastricht n'est ni un échec, ni une déception ; mais un terrible hiatus. Cet écart entre la visée de performer et les moyens à mettre en place pour y parvenir. Non. Je n'ai pas incarné cet objectif. Etre finisher est une chose ; performeur en est une autre.
Cette petite voix dans ma tête. Cette répétition d'une histoire si commune : la mienne, comme celle de nombreux sportifs en découlant avec des activités chronométrées.
- Première épreuve : finisher avec le sourire, sans pression (sauf à l'arrivée). Il semble que le corps et l'esprit se soient préservés car ...
- Deuxième tentative : libéré, on envoie plus et ça fonctionne
- Troisième : on devient confiant et on se met la pression d'un performeur (au lieu de la boire, donc !). Difficile de transformer l'essai de comprendre qu'une compétition ne fait pas l'autre, surtout avec les aléas inhérents à nos disciplines longues et en extérieur
- Quatrième : bis repetita
Toute ressemblance avec des faits ou des personnes ayant existé ne serait pas fortuite.
Transformer, le "j'y arrive pas" en "faut que je change un truc". Mais quoi ?
Comprendre ce que signifie l'objectif qu'on s'est assigné et mettre les moyens en adéquation : être finisher est une chose ; performeur en est une autre. Mais lesquels ?
Nonobstant pas mal de points positifs dans ma prépa, pour devenir Sub11, il aurait fallu que j'atteigne un poids de forme me permettant de courir plus vite .... et d'enfiler ma combinaison plus facilement ! Au-delà de l'anecdote, c'est le reflet dans le miroir et l'estime de soi : je ne me suis pas senti aussi fort (car affûté) que sur mes trois premières tentatives. Pour devenir Sub11, j'aurais dû pousser davantage mon corps dans ses retranchements lors de certains entraînements et véritables Big Training Days ; mettant le corps au supplice, comme l'estomac. Pour devenir Sub 11, je devais approfondir ma préparation mentale ; dépasser l'outillage classique et m'attaquer à mes freins les plus profonds. Pour devenir Sub 11, il fallait donc déjà "faire" ! Mais, je n'y étais pas prêt en 2022. D'où ce hiatus. Dont acte. C'est un apprentissage, donc de la satisfaction ; même si elle est récente.
C'est étrange et réjouissant. C'est en m'interrogeant sur mon objectif de 2023, que j'ai reformulé cette question "que me faut-il pour devenir ...?". Plus précisément, pour devenir, un finisher de 300 bornes de gravel, il faut déjà quoi ?"
La suite dans le prochain billet.
I'm back
IronLoulou
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* On la retrouve dans ce billet philosophique : https://ironhead-ed.blogspot.com/2020/08/velosophie.html
samedi 13 août 2022
Burn ; bore ; born
N'ayez crainte ! Ce billet ne traitera pas de verbes irréguliers ; mon anglais étant plus "fuyantly", que "fluently". Simplement, ces verbes anglophones permettent de réaliser un triptyque de triathlète et un titre qui claque autant que ma décision.
Pour la première fois, l'introduction ne dépassera pas une centaine de ligne. Pour la première fois, j'ai abandonné : la tête et les jambes ne voulaient plus.
"J'comprends pas. C'est pas la première fois que ça m'arrive."
Réplique culte à 1:30 de ce sketch (en lien ci-dessus) de Claudia Tabgo, qu'on a découvert avec mes Chéries. Et j'en ai vraiment eu besoin : d'Elles. Plus que de la réplique humoristique, atténuant une amertume, que j'espère passagère.
Elles ont été géniales de bout en bout. Dès le retour du Gelreman, en me demandant sur quelle course on repartirait, pour passer un super moment ensemble. Fred (BipBip) avait raison de m'inviter à les associer à mon projet d'Ironman dès le premier, à Vichy. Elles ont été super conciliantes durant la préparation et l'austérité relative, qui en résulte. Encore plus sur ces derniers jours. Elles acceptent de suivre mon pas pressé (d'aller chercher le dossard) le vendredi et me laisseront vaquer à mes préparations le samedi ; en profitant pour visiter Maastricht. Ah, oui : c'est effectivement à Maastricht, que je vécus mon Waterloo(se). Quel ingrat ! Elles qui étaient à mes petits soins encore la veille. Victoire préparait tous mes repas, tandis que Solène réalisait un soin de visage avant de me coucher. Dans ses messages d'avant-course, Fred inclut toujours la notion de "peintures sur le visage". Celles-ci, à base de crème hydratante, préparent probablement plus à la relaxation qu'à la guerre du lendemain. Mais quel pied !
Petit coup d'œil au téléphone avant de m'endormir, car je me languis d'elle. Elle qui se fait désirée et que vous attendez tous : la traditionnelle photo des Pape !
De son côté, David s'y met avec enthousiasme, Lila et Anne, qu'il vient d'épouser. Encore tous mes vœux mon Copain ! Pour la petite histoire, on avait prévu de courir cet Ironman ensemble, en 2019, avant d'apprendre qu'il était annulé. Vous qui me suivez et connaissez l'importance de mes Ironfriends, vous devinerez qu'il aurait ainsi été le second d'entre eux. Mais, pour la grande Histoire, on n'a jamais eu besoin d'une finishline pour être fortement liés. Cela étant, pourquoi se priver de ce plaisir ?








