samedi 28 octobre 2023

Prend ça comme un processus d'amélioration continue


"Prend ça comme un processus d'amélioration continue", avais-je glissé à mon nouveau poulain : Pierre-Yves. 

Pierre-Yves a le profil d'un sédentaire. Celui qui suit un peu le Tour de France ; énormément les matchs du Quinze de France, après une dégustation de whisky, dont il a le secret. Il faisait un peu de vélo à l'envie avant d'éprouver le besoin d'en faire plus et de se challenger sur l'Etape du Tour 2025. Je descellais de l'appréhension, lorsqu'il me demanda conseil. Je m'ingéniais alors à trouver des mots qui raisonnent chez lui et cette évidence :


"Prend ça comme un processus d'amélioration continue". Notre gaillard est ingénieur qualité.

Je développais aisément, en démarrant par la notion de progressivité. Paris et Loulou ne sont pas fait en jour ! Je parlais de Séb, pour illustrer l'importance et la puissance de la régularité, dans la performance. L'accélération inconsciente qu'il produisit sur son vélo, démontra que le slogan avait atteint sa cible.


"Prend ça comme un processus d'amélioration continue".

Si cela résonne encore aujourd'hui, c'est que ces propos m'ont bien fait réfléchir. Lentement, comme souvent. Je vous le partage, comme souvent.

L'ultra-distance demande du temps avant d'être maitrisé. Ceux qui performent dès leur première course sont des chanceux. Ils devront gérer les erreurs qu'ils feront sur la seconde, et la frustration qui va avec. N'y voyez là, ni jalousie, ni incantation. C'est une simple observation. Celle des autres et la mienne. Des voyants au vert dès mon second Iroman. Vous connaissez la contre-perf du troisième et le DNF (Did Not Finish) du quatrième. Et c'est justement là que je .... 


"Prends ça comme un processus d'amélioration continue".

IronBipBip, a réalisé son meilleur chrono lors de sa huitième tentative, malgré une vilaine blessure  à la main. A croire qu'on s'est mutuellement porté chance, où que la Petite Sirène de Copenhague nous motiva, sur cette épreuve (ma seconde), courue ensemble. Quoi qu'il en soit, parler du Long, c'est autant évoquer la durée de l'épreuve, que le temps de maturation pour parvenir à y performer. 

Alors, je dois être aussi patient et indulgent avec moi-même, lors des épreuves ; qu'exigeant sur ce qui les précède. 

"Prend ça comme un processus d'amélioration continue".

Pierre-Yves a un atout pour se préparer : fixer des indicateurs et les évaluer, fait partie de son boulot. Ce n'est pas le mien. Alors je m'en suis trouvé. 

D'abord valider les progrès sur mon parcours de référence autour du Lac de Jumièges. Je l'évoquais, il y a près de trois ans ici. Ce qui a changé, c'est du gros vent dans le nez sur la partie plate ; moins impactant sur la fin de parcours plus vallonné. Je ne sais pas si Strava en tint compte dans son estimation de puissance : 239 W de moyenne vs 222 W en 2020. Le seules certitudes sont que j'étais en jambes et déterminé, avec ce chrono passant sous la barre des 20 minutes, en roulant 2,6% plus vite. Peu importe les stats l'essentiel c'est le progrès car je ...


"Prends ça comme un processus d'amélioration continue".

Las, ce KOM là, je ne l'aurai pas. C'est un cador, El Doctor qui l'a, reléguant notre champion du monde de X-Terra à plus d'1'30. Mais Francky a probablement réalisé ce temps, à l'occasion du triathlon de Jumièges ; comme Cyril Pilatte qui affiche 17'55.

Bref : comme c'est du très gros niveau devant, j'ai choppé d'autres KOM en gravel. Olivier, l'Etalon du Maconnais, était aussi sincère que modeste, quand il m'annonça que c'était "un jeu". Surtout un jeu avec son bike, sa machine et, parfois, les copains à qui on les pique ... Avec 10 trophées, très relatifs, me voici "le champion de Canteleu". Mais vraiment, vraiment : quel plaisir juvénile de faire la course pour aller les chercher et constater qu'on a ainsi progressé. Car je  ...


"Prends ça comme un processus d'amélioration continue".

Mais revenons à l'essentiel. Cinq semaines après notre première sortie, Pierre-Yves passait de 30 à 92 km en gérant bien mieux son rythme et son alimentation.


Mais revenons à l'essentiel. Depuis ses premières aventures avec son Youpala, Charly marche !


Les initiés devineront aisément ce que son Papa lui a dit*





IronLoulou


----------------------------------------------------------
*
- T'as mangé
- T'as bu
- On y va !












mardi 5 septembre 2023

Rétrospective


C'était lors d'une balade avec le copains. Une évidence : la rétrospective, comme thème de ce centième billet. 

Samedi, j'ai proposé à Christophe de l'accompagner un bout vers sa destination euroise. L'occasion pour nous de débriefer encore, puisqu'on ne s'en lasse pas, de notre aventure commune sur la GOLD. L'occasion pour lui de me montrer quelques coins de son enfance : le chemin, où il a appris à faire du vélo et la splendide filature Levavasseur. Séb est venu à notre rencontre. Je me régale de nos échanges et des méandres de la Seine, que je découvre. Je les quitte à Acquigny, après le traditionnel selfy et une pensée pour le quatrième larron :  Quenotte. 
Une photo pour immortaliser le souvenir, avant de s'en forger d'autres. 

Il est temps de redescendre le fleuve, qui inversement, me conduira à remonter progressivement dans mon passé sportif.

D'abord la voie verte, traversant Louviers. J'y ai pas mal couru fin 2016 - début 2017. A l'époque, j'y exerçais une mission pour l'Agence Locale de l'Energie et du Climat. Le carnet de commande du consultant n'était pas plein, comme sa confiance. Heureusement, l'ami Paul (Emploi) lissait les revenus. Le sportif avait son premier ultra à préparer, un coach pour le guider et un compagnon pour l'accompagner : mes Ironfriends. Si j'ai modifié quelques aspects du blog, l'article épinglé dans le "Pourquoi" y perdure :

"C'est l'histoire de deux mecs qui se retrouvent dans la cuisine un matin, avec cet air niais accompagnant la question : "Alors, heureux ?". Ils ne sortent pas d'une nuit d'amour intense, mais d'une journée d'accomplissement qui le fut tout autant. Les préliminaires ont duré plus d'une année, tant il fallait avoir confiance en soi et en l'autre pour se lancer.

C'est l'histoire d'un mec, un temps chômeur, devenu super-héros aux yeux de ses filles pour l'éternité."


Je vous assure : ça marque ; quand bien même l'homme s'est affirmé depuis.


Nous voici déjà à Val de Reuil et ce qui fut longtemps un triathlon régional, très prisé. Couru en septembre, il offrait un dernier longue distance pour les plus aguerris ; une dernière course dans la saison, pour tous. 2007 : c'est la première fois que je m'entraîne de manière spécifique au triple effort. Après la musique, j'ai retrouvé une discipline, dans laquelle je m'épanouis. Je garde une photo de cette ligne, que je franchis avec Victoire ; Vanessa et la poussette de Solène en arrière-plan. Chose impossible sur un label Ironman, au motif que toute assistance y est formellement interdite !

A peine le temps de digresser sur ces travers de l'Ironman, qui ne me manquent pas, que me voici à Elbeuf. 2004, nous y avions coché le semi-marathon, à quelques semaines de la distance reine, à Paris. Un souvenir mémorable avec David et Matthieu. La photo de cette arrivée à trois figure en bonne place à la maison ; mais aussi sur le blog. Nos chemins se sont séparés avec Matthieu, que j'aurais plaisir à revoir. Le mirage d'un Iroman avec mon compagnon de Cité U (et plus !) a disparu. Mais David, vient de s'acheter un gravel et nous inonde déjà de questions avec Séb* ....

La Seine franchie, je retrouve la Route Touristique des Roches. Celle-là même sur laquelle j'essayais mon futur fidèle 650, la veille de mon tout premier triathlon. C'était en 2006. On avait passé un super moment avec Stéphane, Willy et Ben, qui nous avait invité à cet événement. J'avais envie de le garder en mémoire et de le partager. J'écrivais alors mon tout premier compte-rendu de course. Depuis l'Ironman de Vichy, je sais que nous ne nous retrouverons plus sur ce type d'épreuve. Mais il a un gravel et roule beaucoup ....

Je ne voulais pas vous inonder de souvenirs. Juste partager ceux que la Seine m'offrit en ce samedi. Un soupçon de compétition et de programmation, accompagnés d'une bonne dose de compagnons et d'émotions.** 

Restait alors à accompagner d'une musique fleurant bon la nostalgie. Un titre tout désigné de Toto, sorti au siècle dernier.

Restait alors à vous indiquer, quels sont mes objectifs pour l'année 2024. Aucune idée précise pour le moment (...).
 
Ce sera lors d'une balade avec les copains. Une évidence !


IronLoulou

-------------------------

* Séb, était dans ce trio magique, qui n'avait rien à envier à celui de Platini-Tigana-Giresse

** Ces libellés associés aux articles du blog, pour en faciliter le classement

mardi 29 août 2023

Charly avait raison

 


Charly se dresse sur son youpala. Un pas, puis l'autre. Que faire de ces pieds, au contact d'un sol, bien plus froid que la chaleur de ses parents ? La jambe fléchit et tremble comme son buste, rempli de rires. 

Son trotteur n'avance plus. D'aucuns diraient qu'il commet des erreurs de débutant. Qu'importe ! Maman, elle, agit et l'aide doucement. Il était simplement bloqué contre le canapé.

Ragaillardi par cette assistance réconfortante, Charly repart dare - dare.

Ca va trop vite ! Faut qu'j'm'arrête. Qu'importe ! Papa est là. Il me regarde. On se marre. Qu'est-ce qu'on est bien là.

Quel joie de découvrir cela. J'existe au travers de mon corps et des yeux de mes aimants. J'existe et suis en devenir car, à coup  sûr, j'arriverai à la phase suivante : marcher.

Charly découvre de nouvelles sensations : ça l'enivre. Il prend conscience d'horizons infinis à explorer et de la puissance de cette enveloppe, en éternelle construction. Celle du rire et de l'amour de ses proches.

Ces fondamentaux*, que je peux oublier, engoncé dans un costume de "grand". Celui que j'enfile, endimanché et obnubilé par des objectifs de performance chronométrique.

Le plaisir de ces nouveaux stimuli et de dépasser mes limites, pas à pas, sous les encouragements de mes proches.



Charly avait raison.


IronLoulou




-----------------------------------
 * Terme rugbystique oblige, à une semaine du coupe d'envoi de la Coupe du Monde de Rugby



vendredi 11 août 2023

Vacances, j'oublie tout ?

Eté 1994


J'admets volontiers ne pas partager cet adage populaire ; et encore moins ce titre du groupe français, qui ne porte que le nom d'éléganceD'autres ont bien mieux chanter les amourettes estivales. Si Heaven's Edge marqua la fin du Gelreman en 2021 avec Hold On Tonight, une balade de Bad English s'imposait ici, tant ce groupe m'accompagna pour mon défi de 2023.

Time to still (Bad English)

Au-delà de cette répartie musicale, je crois que j'ai rarement coupé, durant mes congés d'été. La préparation de triathlons longue distance succédait à celle des marathons de rentrée. Avant cela, en  2002, c'était celle de notre mariage ! Plus tôt, les jobs saisonniers. Que dire alors de ces vacances en Ardèche avec ces hollandaises qui inspirèrent deux destinations sportives et notre Guytou ? Je vous remets le lien du billet, qu'illustra cette photo d'introduction. En arrière-plan vous retrouvez Fred. Devant, à gauche d'Olivier, c'est Zoï, le chanteur des Black Design. De quoi pensez-vous que nous parlions entre deux bières et trois néerlandaises ? Je n'avais pas coupé.

Cette année, sans objectif sportif à préparer, je pouvais donc profiter pleinement de l'essentiel : mes femmes ! Libéré de l'exigence d'entraînements rigoureux, je roulais à l'envie et nageais en mer, uniquement pour le plaisir. Après tant d'années, je ne savais plus profiter de l'eau ; y compris avec mes filles. Impossible de rester tranquille 5 minutes en bord de piscine ou sur la plage, sans lunettes, ni Garmin. Je ne frisais pas la bigorexie : j'étais en plein dedans. Comme toute addiction, plus on n'y est, plus on nie.  J'étais, surtout plus à l'écoute de chacune et du rythme collectif. En guise de run, les marchés estivaux. Croyez-moi, c'est bien plus fatiguant ! Mais, rassurez vous : j'ai trottiné deux fois, histoire d'aller chercher le pain. Le triathlète se remet en route. Il n'avait pas coupé.


Même ma bibliographie estivale me ramenait irrémédiablement à mes pensées séculières.
- Les Spoèmes du livre éponyme traitent souvent de sport

- Mesure de l'effort dans les activités physiques, m'y maintenait

- Les 5 blessures de Lise Bourreau n'invitaient pas à la relaxation intellectuelle

- La Peste replongeait dans la crise du COVID


- Il n'y avait guère alors qu'un bon vieux thriller de Ludlum pour couper incontestablement



Pour autant, les qualités émancipatrices de la littérature ne furent pas démenties.

Grâce à Olivier (HERVE, pas celui de la photo), j'ai repris goût à la poésie. Pour preuve, un recueil d'œuvres d'Arthur RIMBAUD m'attend sur ma table de chevet. Les envolées lyriques sont souvent propices à l'endormissement. 

J'ai un certain affect avec cet auteur, en raison de mon patronyme. Cette photo de la journée déguisée, que nous avions initiée en Terminale, vous permettra de comprendre aisément pourquoi.





Je vous redonne le lien présentant les deux œuvres d'Olivier : https://www.fnac.com/ia10331210/Olivier-Herve . Si vous avez aimé Centre de formation, que je me récitais dans mon dernier billet, vous apprécierez l'introduction de son premier essai : Pédalées

Olivier : aussi à l'aise sur un vélo qu'avec un stylo. Et vous ne l'avez pas vu sur un vélo !

La lecture - et la compréhension ! - de l'ouvrage de théorie sportive viennent de me libérer d'une croyance limitante : "Je ne suis pas expert. Je n'aime pas approfondir les sujets. C'est une compétence d'ingénieurs". Beh, non ! Quand j'en ai envie, je peux hausser mon niveau de jeu.  Les courbes, les statistiques, la physiologie : envoyez ; j'adore ! Dans mon expérience professionnelle, j'ai toujours réussi à assimiler de nouveaux concepts, de manière inattendue : la dépendance, la maladie d'Alzheimer, l'économie circulaire, la plasturgie, etc. Un littéraire peut parler de PE, de PA ou d'extrusion, comme de neurologie. En réalité, j'ai toujours adapté mon niveau d'apprentissage, à ce dont j'avais besoin.  Il y avait alors un moment où, n'ayant plus la nécessité d'en apprendre davantage pour ma mission, je laissais le champ aux experts. J'interprétais cela comme une cause (je ne suis pas bon) et non une conséquence (je n'ai pas besoin d'en savoir plus). Prochain sujet d'expertise : l'écoconstruction.

Cela apparait dans mes billets. Même si ce n'est pas son objectif premier, l'ultra distance et ce blog me permettent de guérir certaines blessures du passé et d'échapper à certains de ses démons.  Grégor m'avait conseillé depuis longtemps le best-seller de Louise BOURBEAU. C'est fou ce qu'on retrouve de triathlètes, dans ce qu'elle définit comme le masque du "contrôlant" : l'exigence envers soi-même, le vocable de la confiance et de la capabilité, etc. Ces propos ne sont pas une panacée, mais m'ont invité à la réflexion et à l'apaisement. J'y ai retrouvé certaines réactions passées, particulièrement tranchées. Je ne supportais pas un écart dans la loyauté, que j'attendais. J'étais très exigeant, voire chiant. En un mot : exichiant ! Cela nous valu un éloignement temporaire, et des retrouvailles très sincères, avec les copains de lycée et Olivier : celui de la photo, cette fois. Une rupture probablement définitive avec le cinquième personnage : Fabien. Il n'est plus question de regrets ; simplement de s'observer. S'observer pour comprendre hier, s'épanouir aujourd'hui et prévenir demain. Les expériences deviennent des erreurs si elles se reproduisent. J'exerce un métier dans lequel le relationnel est fondamental et le désengagement de partenaires, pas toujours théorique. Le pas de côté : une compétence  à développer. La lecture ne permet donc pas d'oublier, mais d'appréciables prises de recul. 


Il en est une qui m'a enchanté : celle de Camus. Sa description de l'administration, que je côtoie régulièrement, est des plus savoureuses. Je vous retranscris le passage pour raviver la mémoire de ceux qui ont lu ce chef d'œuvre et faire sourire les autres, avec eux : 

"(...) ce genre de raisonneurs constituait la catégorie des formalistes. À côté d'eux, on pouvait encore trouver les bien parlants, qui assuraient le demandeur que rien de tout cela ne pouvait durer et qui, prodiguent de bons conseils quand on leur demandait des décisions, consolaient Rambert en décidant qu'il s'agissait seulement d'un ennui momentané. Il y avait aussi les importants, qui priaient leur visiteur de laisser une note résumant son cas et qui l'informaient qu'ils statueraient sur ce cas ; les futiles, qui lui proposaient des bons de logement ou des adresses de pensions économiques ; les méthodiques, qui faisaient remplir une fiche et la classaient ensuite ; les débordés, qui levaient les bras, et les importunés, qui détournaient les yeux ; il y avait enfin les traditionnels, de beaucoup les plus nombreux, qui indiquaient à Rambert un autre bureau ou une nouvelle démarche à faire."

Je n'imagine pourtant pas que cette citation lui ait valu le Prix Nobel. On l'expliquerait par la description fine des processus psychosociaux enclenchés dans une crise, que l'on retrouva moins d'un siècle plus tard. Et cette plume ! On pourrait s'arrêter à chaque paragraphe pour en contempler la tournure. Un régal. Je me souviens de ce jour où mon grand-père m'invectiva ; alors que je lisais d'Hans Peter Riechter : Mon ami Frédéric*. "Arrête. Ce n'est pas utile ! Va plutôt prendre un livre d'école et faire des mathématiques". Effectivement, il n'y avait pas de véritables vacances chez lui. Effectivement, lire n'est pas toujours directement "utile" à son avenir scolaire et professionnel. Mais qu'est-ce que c'est bon et jubilatoire, parfois. Je ne regrette pas d'avoir pris autant de temps pour en percevoir les vertus. Cela a fait parti de mon processus d'évolution ; dont le blog relate quelques expressions. Je me réjouis de pouvoir le partager un peu avec vous et, beaucoup, avec ma fille.

Victoire part à Sciences Po - Lille. Beaucoup seraient fiers du résultat du concours. Je suis surtout heureux, qu'elle ait passé son année de prépa avec le maximum de sérénité, dont on peut faire preuve dans de telles conditions. Le résultat n'en est qu'une heureuse conséquence. Beaucoup seraient fiers d'un tel niveau intellectuel. J'y vois surtout des occasions d'échange sur des sujets qu'elle traite ou des lectures, qu'on se conseille mutuellement. Beaucoup seraient fiers de cette destination prestigieuse. J'ai surtout appréhendé son départ. J'en ai échangé avec certains d'entre vous ; y compris avec Jérôme, longuement sur la GOLD. Je me demande d'ailleurs s'il n'y a pas feint ce coup de bambou au dernier ravitaillement, pour échapper à ma discussion. Plaisanterie mise à part, il m'est difficile de décrire à quel point cela m'a touché.  Sachez simplement que la lecture de Bourbeau et du chapitre sur la blessure de l'abandon m'aidèrent à y voir plus clair. Mais pas tant que mes discussions avec vous et elle. Je suis en paix. Le bonheur de mes filles est la seule chose qui compte pour moi.

Que je sois en vacances ou pas ; Elles, je ne les oublie pas.



IronLoulou




------

* Décidément ce prénom revient souvent dans ce blog. Ce n'est pourtant pas une volonté stylistique ... enfin, pas toujours !